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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 12:53

La « TRANSMUTATION en HUMUS vivant » pour faire des funérailles « soutenables »

Tandis qu’en matière de développement durable, nos efforts se portent principalement sur un mode de vie et de consommation plus responsable au quotidien, qu’en est-il de notre empreinte écologique après notre mort ? Comment réduire l’impact environnemental de nos funérailles?….Des questions saugrenues? Pas tant que ça!

Quand on est bien vivant et inquiet de préserver le capital-santé de sa planète, la mort c’est toujours un problème ! Avoir œuvré toute sa vie à minimiser son impact environnemental pour finir enfermé dans un cercueil qui mettra des années à se dégrader et dont les produits chimiques pollueront la nappe phréatique, ou se faire incinérer dans un four et disperser les cendres n’importe où, c’est un comble !

Car, avec des rites funéraires de plus en plus sophistiqués, il n’est pas facile de mourir « vert ».

En plus des polluants contenus dans nos dépouilles, certaines pratiques funéraires viennent alourdir le bilan carbone de notre trépas.

Si le premier geste écologique, c’est de refuser les pratiques de thanatopraxie (soins de conservation destinés à redonner aux cadavres l'apparence de la vie et à repousser la putréfaction) qui utilisent des produits très toxiques, contenant des pesticides ou des biocides tels que formaldéhyde et paraformaldéhyde, produits très toxiques déshydratants et raffermissant des chairs, fongicides, bactéricides, virucides… Le logo " tête de mort " qui rappelle la dangerosité de ces produits figure d'ailleurs sur presque tous les bidons de produits destinés à être injectés à la place des " fluides corporels " dans les cadavres lors des opérations de thanatopraxie. Dans certains pays on a utilisé le mercurochrome rouge pour la thanatopraxie. C'est un poison qui empêche la décomposition des corps, en restant toxique dans le temps.

Il va de soi qu'il vaut mieux penser également à habiller le défunt avec des vêtements en matières naturelles (coton, lin), en proscrivant les dérivés de pétrole et les chaussures

En tout état de cause, plus on ira vers la simplicité,

moins l’on n’aura d’impact négatif sur l’environnement.

Moi, depuis que je fais du compost (cela fait plus de 35 ans, déjà !?), et que je constate à quelle vitesse et avec quelle facilité, tous ces « déchets » (dont les dépouilles de nos animaux domestiques, plus particulièrement !) sont valorisés, je me dis que cela serait chouette, si mon corps pouvait lui aussi, après ma mort, passer dans un broyeur afin que mes restes humains puissent être facilement incorporés à un tas de compost pour un réel retour à la Terre dans les meilleures conditions possibles !

Surtout quand on connaît l'extraordinaire capacité épuratoire du compostage et qu'on voit les résultats au niveau de la dynamisation de l'humus des sols ...

Contribuer une dernière fois à recréer la Vie ...

Chaque année ... Ad Vitam Eternam !

La symbolique est forte :

celle d’une mort apaisée, presque joyeuse, pour tous ceux qui voudront voir des fleurs et même des arbres pousser grâce à leur dépouille, en accord avec Gaïa.

Êtes-vous disposé à m'aider pour créer cette alternative

dans le nouveau décret wallon en gestation ?

Cela donnerait encore plus de sens de choisir, alors, un cercueil en carton biodégradable à base de papier recyclé et sans colle polluante, même pour la croix et les divers ornements proposés. L’intérêt ?

  • Une consommation de bois divisée par 8 par rapport à un cercueil traditionnel,

  • un poids de 10 kg environ au lieu de 50,

  • un « retour à la Terre » intégral en seulement quelques mois.

Cette véritable TRANSMUTATION des dépouilles humaines en HUMUS vivant ...

ne serait-ce pas cela, la réelle « Mort Écologique vraiment soutenable »?

sachez que seule la capacité épuratoire, d'un tas de compost bien géré,
permet de garantir un "retour à la Terre", sans danger et sans "ardoises", pour les Générations Futu
res

Quand on voit le succès grandissant de la crémation, il me semble urgentissime de conscientiser nos contemporains à son bilan désastreux au niveau environnemental.... Passer dans un four à 1000° C pendant une heure et demie, ce n’est pas un progrès et pourtant, (faute de mieux ?) c'est le choix que font aujourd’hui 52 % des Namurois...

Crémation et environnement

Les crématoriums sont souvent présentés comme des solutions écologiques en ce sens qu'ils permettent d'économiser de la place, et limiteraient les problèmes de pathogènes, ou de contamination de nappes ou d'occupation de l'espace… Ces arguments sont recevables, mais le crématisme pose encore quelques problèmes importants :

la crémation consomme des quantités importantes de carburant (gaz naturel, fuel, ou bois dans les pays où le bois est utilisé), ce qui contribue à une production de gaz carbonique ainsi que d'autres gaz et particules qui vont polluer l'atmosphère malgré les filtres ... (Bien pire, en tous cas, que le méthane issu de la décomposition naturelle des corps, lors de l'inhumation)

certains cercueils peuvent être traités avec des produits toxiques (vernis, teintures, peintures biocides, plomb…). Qu'advient-il de ces toxiques lorsqu'ils brûlent ?.

Promession, aquamation ou encore résomation. Ces noms un brin mystiques désignent de nouvelles pratiques funéraires qui se développent dans le monde. Alternative à la crémation, l’aquamation ou résomation, est pratiquée en Grande-Bretagne. Cette technique permet de dissoudre le corps en le plongeant dans une eau alcaline à 150ºC. La promession, pratiquée en Suède, consiste à congeler le corps grâce à de l’azote liquide, pour le rendre friable. Placé sur une table vibrante, il est ensuite réduit en poudre, débarrassé des éventuels résidus métalliques, avant d’être placé dans une urne biodégradable qui peut être incinérée ou enterrée.

....Semblent être révélatrices que de nombreuses personnes, malgré les traditions, sont en recherche de nouvelles pistes pour alléger, tant bien que mal, leur ultime bilan carbone

Après validation par les services compétents, la Wallonie se placerait, indubitablement, à la pointe d'un réel progrès en ce domaine important, s'il en est.

Elle contribuerait à faire connaître cette nouvelle alternative et pourrait même, fort vraisemblablement, exporter cette technologie prometteuse d'avenir... !

Qu'en pensez-vous ?

Puis-je compter sur votre soutien ?

Francis Busigny

Ingénieur Conseil en Valorisation Soutenable 
des Eaux Pluviales et Résiduaires ainsi que des Déchets Biodégradables

0496/58 67 55

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commentaires

Mme Chevallier J 02/04/2015 14:14

Votre blog m'interpelle en ce qui concerne les conséquences de l'inhumation sur la pollution de la terre via l'eau.
Je suis vraiment sous le choc de ce que je viens de découvrir mardi dernier au cimetière de mon village en Charente maritime. Je viens enfin de pouvoir faire poser la pierre tombale de mon mari. Et là, surprise douloureuse : le caveau à deux places superposées est rempli d'eau jusqu'à 20 cm du bord ! Je suis toute bouleversée à l'idée que le corps de mon mari et le cercueil en chêne soient complètement submergés. Mais ce qui me choque et m'inquiète encore plus c'est que mon mari a eu deux chimios, qu'il a reçu des pratiques de thanatho... avec des produits ad hoc...
Et que tout ça, est en train de polluer tranquillement non seulement "la terre". On croit, en mettant en cercueil que tous ces produits vont finir par se résorber sur la longueur du temps. Mais voilà !
Ici, c'est la phréatique qui est directement polluée par tous ces produits chimiques et par la décomposition de nos corps qui ne se fait pas normalement.
A qui parler de cette pollution que je viens de découvrir avec effarement ?
Je viens de découvrir votre blog en achetant "l'Age de faire" et l'info pour le salon bio dans l'Orne où réside mon fils. Je vous remercie de m'avoir lue et de parler de ce problème car il parait que c'est fréquent et que les parents découvrent l'inondation des caveaux lors d'un nouvel enterrement, ce qui surajoute encore à leur chagrin.
Je vous remercie beaucoup
Madame Jacqueline Chevallier veuve Blondin

Busigny 02/04/2015 15:39

bonjour Jacqueline,
votre commentaire me touche profondément....sauf avis contraire de votre part, j'en ferai mention lors de mon intervention à Argentan ce Sa 4/4 ! Avez-vous eu l'occasion de voir tous les détails et les quelques illustrations de l'HUMUSATION sur http://bonne-eau-bonne-terre.eu ?
Lorsque les législations le permettront, vous pourriez demander que les "restes" de votre mari soient exhumés, lors de votre décès, afin de pouvoir être HUMUSÉS avec votre dépouille mortelle. Si tel serait votre choix, bien évidemment. En tout état de cause, techniquement c'est possible....

josiane 31/12/2013 18:18

Contribuer une dernière fois à recréer la Vie ...
Chaque année ...
Ad Vitam Eternam !
La symbolique est forte ; celle d’une mort apaisée, presque joyeuse, pour tous ceux qui voudront voir des fleurs pousser grâce à leur dépouille, en accord avec Gaïa. J'aime.....on a presque l'envie de mourir!

Mme Chevallier J 02/04/2015 16:05

Merci de m'avoir répondu si vite. Je ne connais pas cette technique d'humusation, je vais donc faire un tour sur votre site. Il est vrai que j'aimerais déja pouvoir faire quelque chose pour vider le caveau. Je n'ai pas encore pris contact avec la société qui a fait la fosse, il faut m'a-t-on dit que j'aille à la mairie d'abord car ils peuvent se renvoyer la balle, surtout par rapport à la phréatique qui doit être à 18 m de profondeur chez nous.
Vous croyez vraiment qu'on puisse fait un BON humus avec des produits de CHIMIO et tout ce qui est mis pour conserver le corps ? Personnellement j'en doute un peu....
En tout cas la Vie réserve de drôles de surprises ! (Mon fils n'est pas au courant de cette découverte)
Je vous autorise à publier mon témoignage

Merci beaucoup

J Chevallier