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15 février 2008 5 15 /02 /février /2008 12:32
L’affiche donne le ton de La 11e heure, le dernier virage. Le film documentaire des soeurs Nadia et Leila Conners Peterson explore les dommages « quasi-irréversibles » causés à la planète du fait de l’être humain. Un an après Une vérité qui dérange, le blockbuster d’Al Gore, « ex-futur président des Etats-Unis » consacré depuis prix Nobel de la paix, Leonardo DiCaprio affiche les mêmes bonnes intentions : réveiller, à coups d’électrochocs, les consciences écologiques.

L’acteur américain a promu et produit ce film dont il est également le narrateur. Ses interventions ponctuent une série d’entretiens avec des scientifiques, des intellectuels ou des politiques invités à délivrer leur diagnostic sur les symptômes de notre monde. Et à cette cadence, la Terre pourrait bien survivre mais pas l’espèce humaine selon eux. Parmi ces experts, l’ancien dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev, le savant Stephen Hawking ou encore l’ex-directeur de la CIA James Woolsey. Leurs témoignages s’articulent autour d’images chocs d’ouragans et de sécheresses plus ou moins bien inspirées. Il va sans dire que le ton, définitivement dramatique, est assumé. L’équipe du film part du postulat que, pour convaincre, il faut choquer.

Car l’urgence de la situation n’est plus à démontrer. La Terre a atteint la onzième heure, ultime fenêtre de tir pendant laquelle il est encore possible d’agir. C’est d’ailleurs au bout d’une longue heure cataclysmique que Leonardo DiCaprio daigne indiquer la lumière qui pointe au bout du tunnel. Car il subsiste, malgré tout, une poignée de solutions, selon lui. Dans ce dernier temps, plus optimiste mais trop court, l’acteur américain décline ces alternatives, essentiellement technologiques. Or, la science seule ne suffit pas. C’est là que le bât blesse, car aux Etats-Unis la volonté fédérale est inexistante. Au bout de 120 minutes, il reste à ce film le mérite de vouloir mobiliser. Seulement, l’étendard d’une cause juste peut-il légitimer des moyens dignes d’endoctrinement ? A trop vouloir culpabiliser, le message perd de sa crédibilité. Dommage. —

La 11e heure, le dernier virage – NADIA CONNERS ET LEILA CONNERS PETERSON. Avec Leonardo DiCaprio, Ray Anderson, Feisal Abdul Rauf. Sortie en salles le 9 janvier.

L’affiche donne le ton de La 11e heure, le dernier virage. Le film documentaire des soeurs Nadia et Leila Conners Peterson explore les dommages « quasi-irréversibles » causés à la planète du fait de l’être humain. Un an après Une vérité qui dérange, le blockbuster d’Al Gore, « ex-futur président des Etats-Unis » consacré depuis prix Nobel de la paix, Leonardo DiCaprio affiche les mêmes bonnes intentions : réveiller, à coups d’électrochocs, les consciences écologiques.

L’acteur américain a promu et produit ce film dont il est également le narrateur. Ses interventions ponctuent une série d’entretiens avec des scientifiques, des intellectuels ou des politiques invités à délivrer leur diagnostic sur les symptômes de notre monde. Et à cette cadence, la Terre pourrait bien survivre mais pas l’espèce humaine selon eux. Parmi ces experts, l’ancien dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev, le savant Stephen Hawking ou encore l’ex-directeur de la CIA James Woolsey. Leurs témoignages s’articulent autour d’images chocs d’ouragans et de sécheresses plus ou moins bien inspirées. Il va sans dire que le ton, définitivement dramatique, est assumé. L’équipe du film part du postulat que, pour convaincre, il faut choquer.

Car l’urgence de la situation n’est plus à démontrer. La Terre a atteint la onzième heure, ultime fenêtre de tir pendant laquelle il est encore possible d’agir. C’est d’ailleurs au bout d’une longue heure cataclysmique que Leonardo DiCaprio daigne indiquer la lumière qui pointe au bout du tunnel. Car il subsiste, malgré tout, une poignée de solutions, selon lui. Dans ce dernier temps, plus optimiste mais trop court, l’acteur américain décline ces alternatives, essentiellement technologiques. Or, la science seule ne suffit pas. C’est là que le bât blesse, car aux Etats-Unis la volonté fédérale est inexistante. Au bout de 120 minutes, il reste à ce film le mérite de vouloir mobiliser. Seulement, l’étendard d’une cause juste peut-il légitimer des moyens dignes d’endoctrinement ? A trop vouloir culpabiliser, le message perd de sa crédibilité. Dommage. —

La 11e heure, le dernier virage – NADIA CONNERS ET LEILA CONNERS PETERSON. Avec Leonardo DiCaprio, Ray Anderson, Feisal Abdul Rauf. Sortie en salles le 9 janvier.

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