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4 mars 2008 2 04 /03 /mars /2008 13:07
La piste vraisemblablement la plus adéquate est sans doute celle qui est actuellement la moins utilisée car la plus méconnue ! Article important pour prendre conscience des possibilités inouies de la Nature à condition de tenir compte de l'ensemble des tenants et  des aboutissants  avant de s'engager dans une voie

La combustion de la biomasse qu’elle soit sous forme de biocarburants ou de déchets de toute sorte, y compris le bois sous forme de "pellets", ne s’inscrit absolument pas dans le concept du développement durable. Après plus de 50 années d’agrochimie et d’agriculture industrielle, les terres sont tellement dégradées � travers le monde qu’on a absolument besoin de chaque kilogramme de biomasse animale et végétale pour régénérer les écosystèmes. La teneur en humus des terres agricoles, mais aussi des sols forestiers a chuté � un dixième de sa valeur en moins d’un siècle. Même si personne ne semble admettre, c’est la cause profonde de nos problèmes d’eau et aussi de la pollution par les nitrates.


La destruction de la biomasse animale (y compris les déjections humaines) sous prétexte d’épuration (même par les plantes !) et celle de la biomasse végétale pour la production d’énergie, prépare des déséquilibres graves dans la biosphère, comme la désertification, les sècheresses, les inondations. Elle renforce aussi d’une manière importante le réchauffement planétaire, mais aussi la pollution par les nitrates. La destruction massive de la biomasse rejette beaucoup de CO2 dans l’atmosphère, mais surtout diminue la capacité de régénération des écosystèmes susceptibles de piéger les gaz à effet de serre.

Compte tenu de ce fait, l’utilisation des biocarburants (biodiesel, bioéthanol, biogaz, pellets de bois) est un gâchis immense et compromet notre avenir. Même si la plupart des scientifiques les ignorent, les observations expérimentales s’accumulent pour montrer que pendant la photosynthèse, les plantes semblent fixer plus d’énergie solaire que celle qu’on peut en récupérer par combustion simple. Ce fait paradoxal n’a pas encore une explication scientifique satisfaisante. Si ces observations devaient se confirmer, par des expériences à plus grande échelle, elles ouvriraient des perspectives encourageantes devant la valorisation énergétique de la biomasse, sans déséquilibrer la biosphère.

A ce sujet, j’ai formulé l’hypothèse (à vérifier), suivant laquelle à côté du processus de réduction (transfert d’électrons) pour la synthèse de la cellulose, les plantes semblent fixer de quantités plus importantes d’énergie, par un autre procédé, dont l’explication se trouve sans doute dans les travaux de physicien français Louis Kervran. Il s’agirait, peut-être d’une sorte de fusion froide biologique. L’énergie ainsi stockée ne peut être récupérée que par un système biologique fonctionnant avec des bactéries. La combustion simple rend impossible cette récupération. C’est la raison pour laquelle, si étonnant que cela puisse être, le rendement de fixation de l’énergie solaire par les plantes paraît très faible (1 à 4 %). Ce pourcentage est faible, car il est mesuré uniquement par calorimétrie (combustion totale). Dès qu’on fait les mesures sur un système biologique, pendant le compostage suivant la méthode de Jean Pain, l’énergie de basse température (entre 60 et 65°C) récupérable, dépasse celle obtenue par combustion. C’est ce qu’on a mesuré il y a déjà quelques années à Londerzeel (Belgique), au Comité Jean Pain. Ces mesures doivent, évidemment, faire l’objet de vérifications. Afin d’augmenter les rendements, il sera aussi nécessaire de procéder à une sélection de bactéries capables d’effectuer cette récupération calorifique.

Même au cas où mes hypothèses devaient s’avérer non fondés, le fait expérimental bien établi est là : le compostage suivant la méthode de Jean Pain dégage des quantités d’énergie du même ordre de grandeur que celle obtenue par la combustion simple des déchets de bois destiné au compostage. La différence est qu’après la récupération de son contenu énergétique, le compost obtenu reste disponible pour la régénération des terres agricoles et forestières ; et même pour un programme de reconquête du désert.

Si l’on veut utiliser la biomasse végétale pour la production d’énergie, la filière la plus rationnelle me semble être la récupération de la chaleur du compostage pour le chauffage des bâtiments et des serres.

On renforce donc l’écosystème pour piéger le CO2 de l’atmosphère (diminuer l’effet de serre par "puits de carbone"), on rejette moins de CO2 et on obtient au moins autant d’énergie que par la combustion – peut-être plus...

C’est la raison pour laquelle, depuis des années, je dis haut et fort :

« La valorisation énergétique de la biomasse - du moins dans le contexte actuel - est un immense gâchis. La valeur biologique de la biomasse détruite sous prétexte de valorisation énergétique (ou d’épuration) est bien supérieure à celle de l’énergie obtenue. »

Dans l’intérêt de la biosphère il n’est donc pas conseillé de brûler les pellets de bois du biogaz ou des biocarburants. La filière de compostage valoriserait aussi la biomasse d’origine animale et humaine. L’imprégnation du bois pourrait se faire avec du lisier d’élevage, des effluents des toilettes. C’est sans doute la façon la plus rationnelle d’éliminer ces déchets.

Compte tenu du fait que 60% de l’énergie consommée par les ménages sert pour le chauffage, on comprend que le chauffage par le compost couvrirait une proportion non négligeable des besoins, tout en régénérant les terres. En renforçant les sols forestiers par le compost obtenu, on augmenterait encore la production du bois à l’hectare et on piègerait de plus en plus de CO2 pour freiner l’échauffement planétaire. Avec la combustion directe du bois, et des biocarburants, on le renforce.

dimanche 14 octobre 2007 par Joseph Országh

Pour en savoir plus :
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commentaires

Clovis Simard 24/07/2012 03:37

voir mon blog(fermaton.over-blog.com)No.22- THÉORÈME CARBONE