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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 07:37

Acide L-Ascorbique 100% Lévogyre.

La vitamine C lévogyre élaborée selon le modèle naturel est une vitamine C hautement assimilable, contrairement à la forme mixte (50%L et 50% D : dextrogyre) communément répandue qui n'est pas bien assimilable et peut provoquer des effets secondaires.
La Vitamine C 100% Lévogyre peut donc être consommée à tout moment de la journée sans avoir de répercussion négative sur le sommeil.

La vitamine C lévogyre est un glucoside vital, catalyseur des microzymas qui sont les bâtisseurs de vie dans l'organisme.

La vitamine C lévogyre les soutient dans cette construction de vie et cela dans les meilleures conditions possibles.

La Vitamine C 100% Lévogyre est conseillée dans une hygiène alimentaire favorisant la régulation du système nerveux central.

La vitamine C a la qualité de favoriser la microcirculation et la protection vasculaire.

Elle est un complément alimentaire important pour la vitalité des défenses naturelles, en stimulant la production des globules blancs et des anticorps qui sont la clé d'une bonne défense face aux agressions virales et bactériennes.

Les qualités anti-oxydantes de la vitamine C lévogyre, notamment en tant que piégeurs de radicaux libres permettent une meilleure tolérance aux stress de la vie quotidienne.

La vitamine C lévogyre est l'amie du foie par excellence qu'elle stimule dans son rôle d'élimination des toxines dans le sang.

Elle joue également un rôle important dans le système cardio-vasculaire et permet en outre une meilleure assimilation du fer.

La vitamine C lévogyre joue un rôle important dans la synthèse du collagène, d'où son importance dans une alimentation ciblée sur l'entretien des cartilages, des tendons, des ligaments, mais aussi des dents, des os, des tissus conjonctifs etc …

Conférence vidéo de MICHEL DUMESTRE lors du séminaire intitulé "LE NOUVEAU DÉSORDRE MONDIAL", organisé le 10 Octobre 2009 à Paris.

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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 14:03
 
LE BOULEAU (Betula alba)

 

 

Cet aperçu est destiné à faire connaissance avec le bouleau, arbre de lumière et en particulier de sa sève, véritable eau de jouvence.

Le bouleau fait partie de la famille des Bétulacées avec notamment les aulnes, les noisetiers et les charmes.

C'est un arbre des pays froids et tempérés à écorce blanche et à bois blanc.

Autre bouleau, Betula pubescens, vit principalement dans les lieux plus humides (landes, fagnes, etc. ...).

En Belgique et en France, le bouleau le plus commun est le BETULA alba L. (syn B. verrucosa Ehrh., bouleau blanc, bouleau verruqueux, bouleau commun) mais on rencontre également le BETULA pubescens Ehrh ou d'autres espèces (B. papyrifera, etc ...).

Le bouleau commun, bouleau blanc, « arbre néphrétique » en raison de ses vertus diurétiques, arbre de la sagesse (employé par les shamans sibériens), sceptre des maîtres d'école (les maîtres d'école utilisaient les baguettes destinées aux élèves récalcitrant) , bois à balais, boule, etc.

La croissance du bouleau est rapide, ils ne vivent pas plus d'une centaine d'années, c'est l'arbre de la jeunesse, alors que le sapin peut atteindre 700 ans.  Seulement, outre sa légèreté, son élégance, la beauté de son écorce blanc argenté, de plus en plus vers la cime, le bouleau possède des qualités que lui reconnaissent toutes les traditions: c'est essentiellement un arbre de lumière.

      

De plus, ils s’adaptent très bien aux sols les plus pauvres à la sécheresse ou à l'humidité extrême.  C’est donc les plus rustique de tous les feuillus et les seuls arbres indigènes du Grand Nord, jusqu'au Groenland et en Islande.

Exigeant en lumière, le bouleau résiste très bien au froid, et s’il a une préférence pour les terrains légers et meubles, il pousse bien sur les sols acides les plus pauvres, dans les terrains sablonneux ou rocheux.  Il se ressème de lui même sur les terres dénudées qu'il envahit.

Le bouleau est un arbre d'une grande souplesse écologique, capable aussi bien d'exercer une action pionnière sur des déblais de carrières que de côtoyer le chêne en forêt mixte ou d'accompagner l'aulne en milieu humide.

Il se retrouve dans différents stades de la formation de la forêt.

 HISTOIRE 

Le nom bouleau, Betula, vient du mot Betul qui est le nom qu'avaient donné les Celtes à cet arbre.  Il est associé au dieu Thunar et représente le retour du printemps.

Le mot bouleau (Berk-Birke) provient du nom de la déesse celte Bhirg qui a donné Birke en allemand, Berk en flamand, Birch en anglais, mais aussi Brigitte et son symbolisme de la chandeleur.

Le mot bouleau est à l'origine de plusieurs noms de localités (Bioul, Bioule, Berck, Boulay), de noms propres Bellay, Boulou, Boulay), de noms communs (bétyle) et surtout de dénominations analogues (boulot, boulotter,  ...)

Si, dans l'Asie du nord, l'arbre cosmique est le plus souvent le sapin, le bouleau est par excellence l'arbre sacré des populations sibériennes chez lesquelles il assume toutes les fonctions d’axe du monde qui est synonyme de l'arbre du monde.

Lors des cérémonies d'initiation chamanique, il est planté au centre de la yourte circulaire et aboutit au trou du sommet qui figure la porte du ciel ou du soleil, par laquelle on sort du cosmos dans l'axe de l'étoile polaire. Arbre sacré en Europe orientale et en Asie centrale, il symbolise en Russie particulièrement, le printemps.

Dans le monde celtique, on n'a aucune indication nette sur le symbolisme du bouleau, mais il était très probablement funéraire, préparant le défunt à une vie nouvelle.

Toutefois il apparaît dans « l'alphabet des arbres », le calendrier sacré des Celtes, où il préside le premier mois de l'année solaire (du 24 décembre au 21 janvier).

Le bouleau a donc un rapport avec la renaissance du soleil.  Bien que généralement consacré à la lune, sa peau délicate évoquant l'éclat argenté de la pleine lune, il l'est parfois au soleil et à la lune, mais dans ce cas il est double, mâle et femelle, père et mère.

Le bouleau symbolise la voie par où descend l'énergie du ciel et par où remonte l'aspiration humaine vers le haut.

Lors de la fête qui célèbre la remontée de la lumière, notre Chandeleur, le bouleau est particulièrement à l'honneur en la personne de sainte Brigitte, ancienne divinité celtique de la renaissance du feu et de la végétation, la propre fille de Dagda, le dieu suprême vénéré par les druides irlandais.

Pline croyait que le bouleau était originaire de la Gaule et dans chacune de ses utilisations dans cette contrée il était étroitement lié à la vie humaine, comme symbole tutélaire à la vie comme à la mort. (par ex: dans la conception de torches nuptiales, regardée comme porte bonheur le jour des noces ; il fournit aux magistrats des faisceaux redoutés de tous).

 

La sève ou eau de bouleau

La sève est un liquide très clair, voire même incolore, semblable à l'eau à l'état frais, fade, légèrement sucré, qui à cause du lévulose (= fructose) qu'elle content, polarise la lumière à gauche.  Après quelques jours de repos la sève se trouble par apparition de maléate de calcium et de phosphate calcique provoqué par la fermentation et les modifications biochimiques qu'elle subit.

Son état ne reste donc pas stable très longtemps et de plus à cause du sucre qu'elle contient, elle fermente et devient acidulée.

 Ascension de la sève

Le premier stade du processus est le passage de l'eau du sol dans la plante.

La différence de pression hydrostatique entre deux points est donc un des facteurs déterminant la direction de la propulsion de la sève d'un endroit à potentiel élevé à un endroit à potentiel plus bas, d'une région plus active à une région mains active, il existe une différence de potentiel électrique entre le sommet de l'arbre et le sol.  L'osmose est alors amplifiée par un micro courant électrique, ce qui contribue à accélérer la montée de sève.

 Récolte de la sève de bouleau

La sève se récolte au printemps, au moment de sa montée et avant l'ouverture des bourgeons, en forant un trou de faible diamètre dans le tronc (sur une profondeur de 5 à 8 cm.) et en y insérant un tuyau.

Après le prélèvement, on rebouche à l'aide d'une cheville de bois de diamètre un peu supérieur, extraite d’une branche de l’arbre et chassée dans le trou de forage.

Il est également possible d'obtenir de la sève en sciant une branche, mais ce procédé est plus violent.  Si cette méthode est choisie, il faut attacher des bocaux aux branches mêmes, sous la coupure.

La montée de la sève est brutale et violente.  D'un jour à l'autre, d'une branche sciée peut s'échapper un véritable jet de sève.  Cette récolte n'épuise pas l'arbre.

  

  Conservation de la sève de bouleau

La première façon consiste à stabiliser la sève avec de l'alcool pour obtenir un titre de 12°.

On peut également la pasteuriser comme pour les jus de fruits mais cela nécessite l'intervention de la chaleur, ce qui provoquerait certaines dégradations et s’avère moins bon thérapeutiquement.

D'autres méthodes comme l'addition de clous de girofle permettent d’empêcher la fermentation.

La congélation de la sève fraîche permet son utilisation tout au long de l'année, mais change son état physique et la l’état chimique des minéraux. 

La fermentation permet d'obtenir un vin de bouleau analogue au champagne.

L'adjonction de conservant chimiques est également employée, mais déconseillée.

 Constituants de la sève de bouleau

La sève est un liquide légèrement sucré (0,5 à 2% de sucre) qui renferme deux hétérosides :

 le Bétuloside et le Monotropitoside qui, selon Tétau, libère par hydrolyse enzymatique du salicylate de méthyle, analgésique, anti-­inflammatoire et diurétique.

Elle renferme également du mucilage et des sels minéraux.

On constate la présence d'hormones végétales, tel l’acide absissique (ABA), sous forme estérifiée dans les bourgeons dormants et dans la sève, ainsi que des cytokines.

Dix-sept acides aminés libres ont été observés dans la sève, parmi lesquels figure l'acide glutamique.

La composition en oligo-éléments dépend de la nature géologique du sous-sol.  Il est donc intéressant de récolter la sève sur des terrains riches en minéraux.

 Activités thérapeutiques de la sève de bouleau.

La sève est un merveilleux « élixir de printemps », diurétique et dépuratif. 

C'est la « cure de printemps » qui élimine les toxines accumulées pendant l'hiver.

En effet, la sève est un remarquable draineur de l'organisme : elle active la diurèse et l'élimination des déchets organiques: acide unique, urée, cholestérol.  Selon Tétau, cette action urolytique marquée constate une chute de 50% après une cure de 3 mois.  Elle est également vermifuge, détersive et anti-­lithiasique.

La sève exercerait une action très efficace en cas de maladies de peau qui traduisent souvent des manifestations de troubles du système excréteur.

Et selon les notes historiques de FOURNIER, la sève de bouleau en usage externe aurait une action réelle ou supposée sur la pousse des cheveux.  On l'a également trouvée avantageuse dans les maladies de reins, de la vessie et de la vésicule biliaire.

Autrefois, elle était utilisée pour combattre la jaunisse et son usage a été préconisé contre la gale et le scorbut.

L’ingestion de sève de bouleau fermentée entraîne une stimulation de l'immunité comme le montre l'augmentation des immunoglobulines.

En conclusion, il a été constaté que les préparations du bouleau ont comme principaux effets thérapeutiques:

- L'activation de la diurèse et l'élimination des déchets organiques comme l'acide urique et le cholestérol.

- C'est un remède précieux dans les infections rhumatismales.

- Il peut servir aussi en usage externe pour les maladies de la peau.

- De hautes doses de sève présentent une action anti-­inflammatoire.

- La sève de bouleau est également employée pour les brûlures.

 

Micha

 

 De nombreux commentaires posent  la question concernant la conservation de l’eau de bouleau.  En pratique, on ne conserve pas l’eau de bouleau ! L’eau de bouleau est avant tout une eau de l’énergie du printemps. Il est certain que l’on ne dispose pas nécessairement chacun d’un bouleau pour y puiser la sève printanière !!  - L’addition d’alcool pour sa conservation est le moindre mal, car l’alcool n’altère pas les qualités minérales de la sève de bouleau. Mais tout le monde sait que l’alcool nuit à la santé !!!  Alors, se vitaliser à l’eau de bouleau pour en diminuer ses bienfaits par l’alcool me semble un procédé douteux ;0)   A chacun d’évaluer ! Comment obtenir un vin de sève à 12 % :            Prendre de l’alcool blanc pour fruits que l’on trouve dans les grandes et même petites surfaces, il titre en général 30°. Si vous utilisez des bouteilles de vin pour garder votre eau de bouleau, vous versez 30 centilitres d’alcool à 30° puis remplissez le reste de la bouteille avec l’eau de bouleau.   - la surgélation en sachets de plastique n’est pas recommandable car le froid intense dissocie des principes qui ne se recomposent pas lors du réchauffement.  En quelle quantité peut-on boire l’eau de bouleau ? Il n’existe pas de règles particulières pour sa consommation. Je considère que c’est une cure et comme notre organisme n’aime pas d’être brusqué, j’estime qu’il ne faut pas dépasser le litre par jour durant 5 jours.   Quand percer le tronc pour la récolte ? Comme les paramètres de montée de sève sont très nombreux, il est difficile même pour un même arbre de déterminer le moment où la sève va se présenter.Dès la fin des gelées nocturnes et un radoucissement moyen de la température on peut forer et placer le tuyau. Tout les 3 jours, on peut repasser la mèche car malgré que la sève n’est pas encore montée, un film vient se déposer et colmate le forage. C’est donc un petit travail d’observation et de patience.Si les bourgeons commencent à s’ouvrir ou que les feuilles commencent à se déployer, c’est déjà trop tard, le gros de la sève est déjà monté.D’une année à l’autre la quantité de sève varie. Sur l’arbre de la photo, certaines années j’ai soutiré jusqu’à 8 litres et d’autres années, il ne donnait pratiquement plus après 3 litres.  Micha

 

extrait du site http://de-tout-un-peu.skynetblogs.be/
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9 mai 2008 5 09 /05 /mai /2008 09:54
Grâce à l'atelier sur l'Alimentation Vivante animé par Jean Briffaut, le W-E de Pâques dans la Maison 3 E sur le site extraordinaire de la Maison Autonome des Baronnet à Moisdon-la -Rivière en Loire Atlantique (F), j'ai commencé à comprendre beaucoup de choses importantes concernant la façon de m'alimenter et de corriger les "erreurs" du passé à savoir :

- mes problèmes liés au gluten de toutes les céréales qui m'engluaient littéralement depuis ma prime enfance, au point d'en avoir perdu complètement l'odorat, avec toutes les implications que cela comporte, notamment en ce qui concerne ma confiance en moi pour la gestion de mes affaires (j'avais la nette impression de "manquer de nez"...!)

-l'équilibre acido-basique : beaucoup trop de sucres, même de qualité (miel, sucre de canne bio roux non-raffiné,...) ce qui avait rendu mon "terrain" acide 
avec tous les problèmes de déminéralisation, d'élimination des déchets,...

-ma probable intoxication aux métaux lourds par suite de mes nombreux amalgames dentaires, leur présence dans de nombreuses denrées alimentaires et la pollution de l'air à cause des centres d'incinération des "déchets" de l'activité humaine : je ne m'en doutais pas du tout ...!

- ma manie de toujours grignoter quelque chose...ce qui empêchait l'épithélium de mon estomac de se reconstituer

L'ail des ours fut une véritable révélation : tout d'abord, un véritable régal pour mes papilles, car j'ai pu expérimenter toutes sortes de plats pour en profiter au maximum pdt la saison :
- en potage avec quelques pommes de Terre
- cru en accompagnement de salades (aussi bien les feuilles, les tiges, que les fleurs non encore écloses)
- cuit dans le wok avec d'autres légumes
- sous forme de pestos de tous genres en association ou pas avec la ciboulette sauvage, les jeunes pousses d'ortie,...
voici une de mes recettes qui a connu un joli succès auprès de mes invités

5 parts ail des ours
1 part jeunes pousses d'ortie
2 parts ciboulette sauvage
huile d'olive extra vierge
amandes moulues
purée d'amandes
gros sel marin
coriandre moulue
N.B.: ne pas trop remplir le pots car même fermé hermétiquement et placé dans le frigo, l'huile a tendance  à vouloir s'échapper  après  quelques jours

pour pouvoir en profiter tout au long de l'année (par cure de 21 jours -10 gouttes 3 x par jour, avant les repas- tous les 3 mois si j'en ressens le besoin ), j'ai réalisé une teinture mère, selon la recette parue dans "Ces Plantes qui guérissent" de Maria Trében, en laissant macérer des feuilles, tiges et fleurs non écloses dans de l'alcool de Grains à 36° pendant minimum 15 jours dans un flacon fermé dans un endroit chaud à raison de 4 parts d'alcool pour 1 part d'ail des ours finement haché

Mais surtout, les résultats de ces nouvelles habitudes alimentaires ne se sont pas fait attendre....:

-j'ai retrouvé l'odorat....!! et je commence à mieux ressentir ce qui se passe autour de moi  
-perte de 5 kgs qui s'était vraiment mal placés
-plus belle peau
-meilleur teint
-perte de cette sensation lancinante d'avoir toujours faim
-et un regain de vitalité !

En remplaçant les céréales par les craquottes de sarrasin (une des rares céréales, avec le fonio, à ne pas contenir de gluten !), le matin, et les pommes de terre, le soir directement incorporées dans le wok avec les légumes (poireau, carottes, oignons, patates douces, panais, fenouil, potimaron, courges, ail des ours, coriandre, curcuma, au choix suivant disponibilité et ressenti) au lieu de semoule de blé, du riz ou des pâtes

Les graines germées le midi (pois chiches, lentilles vertes, tournesol, radis, poireau, fenugrec, coriandre, haricot mungo,...)

Le jus de poudre d'Orge Vert (une cuillière à soupe) dilué dans un grand verre d'eau  chaque matin à jeun : c'est évidemment moins intéressant que le jus frais qui réclame un équipement, une maintenance et beaucoup de temps mais c'est quand même beaucoup mieux que de se passer complètement de ce cadeau de la Nature !
Le jus d'herbe de blé ...un potentiel de santé étonnant !    

En buvant bcp d'eau entre les repas (près de 3 l par jour) à chaque fois que je ressens l'envie de grignoter

Et surtout, j'ai pris l'habitude d'incorporer au pesto ou aux salades +/- 5 g de S
piruline par jour ou de sucer 3 comprimés de Chorella 500 mg juste après le repas. Selon Jean Briffaut, c'est l'association de l'ail des Ours, de la coriandre et d'une des 3 Algues (spiruline, chlorella ou klamat) qui permet de réellement détoxiner notre corps des métaux lourds qui s'y sont malheureusement installés
voir aussi tous les bienfaits sur www.algosophette.com

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6 avril 2008 7 06 /04 /avril /2008 13:31
 L'ail des ours pousse sous fome d'un petit coussin de feuilles vert tendre 
Appelé aussi ail des bois, ce serait la première chose que les ours mangent au sortir de leur hibernation, ceci explique le nom. Mais les humains seraient bêtes de s'en priver, car cette plante est un trésor de saveurs et de santé. Vitamine C, magnésium, fer, plein de bonnes choses pour nous requinquer après notre hibernation à nous ! Il purifie le sang,
ouvre l'appétit et stimule la digestion, équilibre la flore intestinale et stimule la pousse des cheveux.

autre particularité très précieuse selon Jean Briffaut, l'ail des ours, en association avec les algues vertes (chlorella, spiruline, klamat) et les graines de coriandre (on prête à la coriandre des vertus carminatives., fraîche, elle est réputée diurétique), permet de détoxiner nos corps des métaux lourds qui 'y sont accumulés par suite des amalguames dentaires et des aliments pollués 
Son odeur d'ail ne passe pas inaperçue, alors dans vos promenades, gardez l'oeil (et les narines) ouvert !

L'ail des ours se consomme frais, c'est là qu'il a le plus d'arômes. Cueillez les petites feuilles et les boutons, avant la floraison. Ensuite, les feuilles perdent de leur saveur.

fleur-d-ail-des-ours.JPG

Attention si vous n'êtes pas familier de la plante à ne pas la confondre avec de l'arum (qui ressemble peu) ou du jeune muguet (qui ressemble énormément), qui sont très toxiques. L'odeur qui se dégage de l'ail des ours est un bon repère, et le dos des feuilles est légèrement irisé, contrairement au muguet.
champ-ail-des-ours-1.JPG
Champ d'ail des ours en fleurs.
C'est joli, mais c'est trop tard pour le consommer il paraît...

RECETTE PERSO

j'en ai fait un pesto avec les feuilles et les fleurs (pas encore écloses) hachées très finement
 
en les mélangeant avec de l'huille d'olive et des pignons de pin écrasés
 
puis j'ai salé avec un peu de sel de Mer de Camargue et ajouté quelques dés de féta

j'y ai découpé finement une petite botte de ciboulette sauvage (récoltée dans un autre sous-bois de la même ballade
  
c'est vraiment délicieux sur une galette de sarrasins en accompagnement d'une salade de "feuilles de chêne" enrichie de graines germées de lentilles vertes, d'azukis, et de pois chiches notamment !

Quel plein de vitalité !

excellent pour la santé...
 
je crois que cela vaut vraiment la peine d'en rechercher lors d'une bonne ballade dans un bois de feuillus sur terrain rocailleux
 
bonne cueillette et bon appétit








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30 mars 2008 7 30 /03 /mars /2008 10:42


Le jus d'herbe de blé est un des aliments le plus complet que la nature peut nous offrir. Ce jus, en quantité modérée, est parfaitement assimilable pour l'organisme humain.

Le jus d'herbe de blé s'avère être l'une des sources les plus riches en vitamines A, B, C, et E. Ce surprenant végétal contient 92 des 116 minéraux. Il contient également 18 acides aminés dont les 8 essentiels. De plus, il est une excellente source de protéines et d'enzymes.

Le jus d'herbe de blé contribue fortement à la reconstruction du système immunitaire grâce à tous ses nutriments. Il procure au sang le fer nécessaire à une bonne circulation et favorise la digestion et la stabilisation du taux de sucre dans le sang. Entre autres, la chlorophylle est très efficace dans les cas de troubles chroniques, favorisant l'élimination des dépôts et toxines accumulés au cours des ans dans notre organisme. Elle contribue à une purification du foie, des poumons et du colon, favorisant ainsi une cicatrisation rapide.

Excellent régénérateur du sang et du corps, la chlorophylle a la capacité de générer un environnement défavorable à la croissance et au développement des bactéries.


Comment agit-il sur l'organisme ?

Le principe en est très simple : 4 actions reliées:
# 1e action : désintoxication du sang
# 2e action : régénération du sang
# 3e action : désintoxication des organes
# 4e action : régénération des organes
Résultats : amélioration constante et générale de notre état de santé. Un sang riche et très bien équilibré est la garantie ultime d'une santé inébranlable, car il soutient un système immunitaire fort.

Lesdites actions ci-haut mentionnées sont soutenues par les principes suivants :

   1. Activité des enzymes pour la transformation et l'assimiliation des nutriments.
   2. Bienfaits d'alcalinité pour le système digestif.
   3. Oxygénation du sang due à la présence élevée de chlorophylle dans l'herbe de blé.
   4. Augmentation de la qualité du sang due à la présence des minéraux, vitamines et oligo-éléments sous forme assimilable pour l'organisme humain.
   5. Amélioration de la circulation sanguine.

Conséquemment le jus d'herbe de blé a un potentiel certain aux niveaux suivants :

    * désintoxication de l'organisme
    * reconstruction cellulaire
    * reconstruction du système circulatoire
    * stabilisation du taux de sucre et de cholestérol dans le sang
    * fortification du système immunitaire
    * amélioration de la vitalité et de l'endurance
    * amélioration de la formule sanguine
    * nourrit le système nerveux
    * facilite le travail cardio-vasculaire
    * favorise une bonne digestion et assimilation
    * cicatrisation - purification du sang - etc.




La germination a pour effet de transformer et d’augmenter les éléments actifs contenus dans les graines. Voici par exemple les transformations des vitamines après 5 jours de germination du blé ( préférablement : épeautre ou kamut)

La vitamine C augmente de 600 %
La vitamine A augmente de 300 %
La vitamine B1 augmente jusqu’à 20 %
La vitamine B2 augmente de 300 %
La vitamine B3 augmente de 10 à 25 %
La vitamine B5 augmente de 40 à 50 %
La vitamine B6 augmente de 200 %
Le germe de blé contient aussi des vitamines E, D, B8 et B9, des minéraux (phosphore, calcium, potassium, sodium, chlore, soufre, magnésium, cuivre, manganèse, fer, cobalt, bore, molybdène), des fibres, des protéines,...
L’herbe de blé est sans doute la plus intéressante des pousses et son usage thérapeutique est indéniable. Ses effets sont spectaculaires. Avec ses propriétés antioxydantes,  alcalinisantes et désintoxiquantes, elle oxygène le sang.
L’utilisation de l’herbe de blé (son jus) est un remède et un tonifiant. Elle comble nos déficiences nutritionnelles et élimine les toxines logées dans nos tissus et organes ainsi que dans notre sang. Elle relève et renforce le système immunitaire. La capacité du corps à combattre la maladie est déterminée par le système immunitaire. L’herbe de blé augmente les forces créatrices de guérison puisque son jus aide à renforcer le système immunitaire.
L’herbe de blé fut popularisée par Ann Wigmore, N.D., suite à un cancer du côlon, elle fit des recherches et puisa l’élixir dans la tradition de son pays d’origine en Europe de l’Est.

Des études démontrent "qu’après deux semaines d’alimentation riche en enzymes et de jus d’herbe de blé, le sang est beaucoup désintoxiqué et le système immunitaire est renforcé. Ces changements conduisent à plus d’énergie et à une amélioration de la capacité de combattre et de vaincre la maladie." - (Szekely, La vie biogénique.)
"Depuis les années 40, on a vu des recherches scientifiques sur la chlorophylle et l’herbe de blé et tous ces rapports confirment que l’herbe de blé est un nettoyeur, constructeur, guérisseur, protecteur et régénérateur de la santé. Peu d’aliments ou de remèdes contiennent autant d’ingrédients aussi actifs et vivants (batterie biogénique) que l’herbe de blé." - (Szekely).
 


Pour ma part, j'ai déniché chez NaturaBio le jus de poudre de jeunes pousses d'Orge Vert, (une cuillèrée à soupe dilué dans un grand verre d'eau chaque matin à jeun), c'est évidement moins intéressant que le jus frais qui réclame un équipement, une maintenance et beaucoup de temps mais c'est quand même beaucoup mieux que de se passer de ce cadeau de la Nature

plus d'infos sur la "cure magique" http://bonne-eau-bonne-terre.over-blog.com/article-19415388.html

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24 mars 2008 1 24 /03 /mars /2008 14:34


le W-E de Pâques, j'ai eu le privilège de participer à un stage exceptionnel qui a été animé par Jean Briffaut dans la Maison 3 E sur invitation de  Brigitte & Patrick Baronnet  propriétaires de la Maison Autonome à Moisdon-la-Rivière (F) en Loire-Atlantique

Jean BRIFFAUT est Naturopathe formé à de nombreuses écoles thérapeutiques 
et diététiques (Brian  CLEMENT, A. PASSEBECQ …),
initiateur de 2 magasins d’alimentation biologique
Ce stage a été pour moi une opportunité exceptionnelle pour pouvoir réellement commencer à conserver ma santé, menacée aujourd'hui par une dégradation généralisée des produits et des croyances alimentaires.
 
Outre la confection des deux repas que nous avons  pris ensemble le samedi soir et le dimanche midi, nous avons survolé l'essentiel des lois de la vie et de l' hygiène vitale à travers les notions nutritionnelles, liées aux nouvelles approches concernant les calories, les vitamines, les acides gras et les graisses fluides, le rôle réel de l’eau, l'incidence des aliments sur l’immunité et le système nerveux, les substituts aux produits carnés,laitiers et ceux contenant du gluten, les graines germées, algues, lactofermentation 
et produits séchés à basse température.
Un Week-end qui nous a responsabilisé sur notre propre santé et sur celle de la Terre.

ENSEIGNEMENT…

Les aliments dont rêvent nos cellules et ceux qu’elles redoutent.

Notions nutritionnelles (calories, acides gras, fibres solubles,vitamines,enzymes...)

Incidence de l’alimentation sur l’immunité, la biomécanique,

la psychologie...Régénération du système nerveux

Le système digestif et les lois biologiques


PRATIQUE & REPAS…

Confection et dégustation des repas

Cuisine des algues, des graines germées, des légumes exotiques,(substituts aux céréales, au gluten, produits carnés et laitiers)

Respect de la qualité des aliments (lactofermentation, sauce saines,produits séchés à basse température)

Dégustation et découverte des préparations

Nous sommes de plus en plus nombreux à connaitre l'enjeu planétaire de notre alimentation. Les médias commencent à diffuser la réalité.

Connaitre scientifiquement notre fonctionnement digestif, se nourrir en conséquence afin d'augmenter nos résistances aux maladies,
savoir que la nourriture pas chère est subventionnée ... par notre argent et que sa production est le premier facteur de destruction de l'environnement,
participer aux circuits courts de production-distribution etc. nous amènent à prendre le pouvoir sur nous-mêmes, le plus efficace à long terme
pour notre santé, celle des autres et celle d'une gouvernance planétaire au service de " qui nous sommes".

“Contrôlez le pétrole, et vous contrôler des nations entières;
 contrôlez le système alimentaire, et vous contrôlez les populations.”                Henry Kissinger


 

j'ai l'intime conviction d'avoir été amené à me connecter à l'essentiel sans avoir à devoir, moi-même, lever tous les obstacles qui, jusqu'à présent, m'empêchaient de me faire une idée correcte de la situation
 
merci de nous avoir fait partager la synthèse de tes recherches
 
j'ai hâte de commencer à bénéficier des bienfaits du jus d'herbes de blé ...notamment !
 

 

 

 

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8 février 2008 5 08 /02 /février /2008 23:43

Il faut être réaliste : les semences que défend l’association Kokopelli, étant maintenues dans l’illégalité par une volonté politique, nous ne pouvions pas gagner ces procès.

Malgré les directives européennes, les avis de l’ONU, du Sénat, de scientifiques, d’agronomes affirmant l’urgence de sauvegarder la biodiversité végétale alimentaire, l’état français refuse de libérer l’accès aux semences anciennes pour tout un chacun. C’est ce qui permet aujourd’hui aux magistrats d’infliger ces lourdes peines à l’association Kokopelli.

Dans le cas du procès de la SAS Baumaux pour concurrence déloyale, M. Baumaux verra donc son bénéfice de 800.000 € augmenté de 10.000 € et recevra 2.000 € pour ses frais.

L’état français recevra 17.500 € au motif que KOKOPELLI vend des semences illégales, 5.000 € seront consacrés aux frais et à l’information du bon peuple sur les pratiques dangereuses de l’association KOKOPELLI. Les semences qui ont nourri nos grands-parents et qui servent à nous nourrir aujourd’hui par le jeu des croisements, sont donc devenues illégales et dangereuses.

Nous avons eu droit au grenelle de l’environnement : il faut sauver la biodiversité ! alors pourquoi condamner une association qui sauvegarde avec ses adhérents et ses sympathisants, plus de 2500 variétés en risque de disparition ? Pourquoi condamner ces semences dont la FAO reconnaît qu’elles sont une des solutions pour assurer la souveraineté alimentaire, face aux dérèglements climatiques et à l’augmentation de la population mondiale ? Pourquoi les mêmes variétés, selon qu’elles sont vendues par KOKOPELLI ou d’autres opérateurs entraînent condamnation ou mansuétude ? Pourquoi les grandes surfaces vendent des fruits et légumes issus des variétés interdites à KOKOPELLI, en toute impunité (en tout cas à notre connaissance).

Les condamnations infligées à KOKOPELLI ne sont donc pas à chercher dans la nature des semences que protège l’association, mais dans ses actions. L’association propose aux jardiniers, aux paysans, d’être autonomes et responsables, face au vivant. Dans notre société du tout marchandise, c’est intolérable. Le plus grand grief (sous jacent) fait aux semences anciennes ou de pays, est d’être reproductibles et qui plus est adaptables à de très nombreuses conditions de cultures, sans le soutien de l’agro chimie. Voilà la faute de KOKOPELLI : conserver le levain des savoirs populaires, agronomiques et génétiques. A l’heure où l’on veut nous faire croire que le tout hybride, OGM, chimique, énergie fossile, sont les seules possibilités d’assurer notre alimentation, propager l’autonomie semencière par l’exemple est devenu répréhensible. Ce qu’il faut retenir de ces condamnations, c’est la volonté affichée d ‘éradiquer les alternatives techniques et semencières autonomes. Depuis 15 ans, KOKOPELLI protège la diversité de nos jardins, de nos champs, de nos assiettes, tout en essayant de faire évoluer le cadre juridique vers une reconnaissance de la valeur agronomique et culturelle des variétés reproductibles : L’ETAT FRANÇAIS NOUS A FAIT ECHOUER.

Aujourd’hui, la disparition potentielle de KOKOPELLI ouvre un boulevard à l’uniformisation culturelle et productiviste agricole. La disparition de la « vraie » biodiversité basée sur la variabilité génétique d’une multitude de variétés locales ne sera jamais, et de très loin, compensée par la multiplicité de quelques variétés clonées.

Il est intéressant de noter la similitude des actions et de la répression envers les faucheurs volontaires, les amis de l’ortie, les défenseurs de l’herboristerie et KOKOPELLI : chacun cherche à sa façon, à protéger et promouvoir la vie et la continuité des savoirs. Pour notre gouvernement, tout cela est devenu répréhensible ! Face à ses contradictions, entre ses déclarations enflammées du Grenelle de l’Environnement et les condamnations qu’il obtient contre les défenseurs de la biodiversité, gageons que l’état français mettra un point d’honneur à prendre en réelle considération le devenir des générations futures.

L’association KOKOPELLI a toujours proposé la résistance fertile non violente et le dialogue, peut-être étions-nous trop en avance ? Mais maintenant, sauver la biodiversité est d’une extrême urgence. Si l’agriculture productiviste que protége le gouvernement se trompe, vous trompe, nous trompe, quelle stratégie de repli aurons-nous ? Si nos élus ont contribué à éradiquer notre patrimoine semencier alimentaire ? La solution est dans votre camp, mesdames et messieurs nos gouvernants. Une fois, vous avez pu revendiquer « responsables, mais pas coupables ». Devant la faim du peuple, cet argument ne tient pas.

N’obscurcissez pas l’avenir, il l’est déjà suffisamment. Mais peut-être faut-il lancer un appel : aux semences, citoyens ! Raoul Jacquin:raoul@kokopelli.asso.fr

Ce communiqué est consultable sur notre site

http://www.kokopelli.asso.fr/index.html

Association Kokopelli

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23 décembre 2007 7 23 /12 /décembre /2007 14:29

Des aliments gorgés de vie

Nous ne sommes pas tous jardinier, néanmoins nous avons tous besoin d'aliments vivants et frais pour nourrir notre corps. Pendant toute l'année, et particulièrement pendant la saison froide, les jeunes pousses et les graines germées, ces mini végétaux que chacun peut faire pousser facilement chez soi sont un vrai don de la nature pour nous aider à conserver notre vitalité.

 

Décrites par E. Bordeaux Szekely comme étant dans leur phase "Biogénique", c'est à dire qui génère la vie, les graines en croissance voient leurs processus biochimiques accélérés par la germination. Ces aliments crus extraordinaires sont encore vivants au moment où nous les portons à notre bouche, ils nous transmettent alors tout leur potentiel vital. 

lire la suite sur  http://www.onpeutlefaire.com/jeunes-pousses-et-graines-germees

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11 décembre 2007 2 11 /12 /décembre /2007 19:29

Nous sommes au coeur d’une extinction planétaire. Et il importe peu que cela soit la sixième ou la huitième extinction depuis que Gaïa,  a émergé du cosmos il y a quelque 4 milliards d’années, une flambée de Conscience jaillissant du coeur de la galaxie pour s’incarner en un joyau bleu: la Terre. 

Et cette fois-ci, point de météore à l’horizon, c’est l’humanité qui sombre dans la démence: elle souille son nid, ce qu’aucune autre espèce planétaire n’est capable de faire. Vingt siècles de théologie de l’annihilation ont conduit l’humanité au bord du gouffre. Tous les jours des centaines d’espèces disparaissent, tous les jours des dizaines de milliers d’enfants meurent de faim. L’humanité s’est cancérisée et un manteau de désertification recouvre inexorablement la planète. La biosphère est à l’agonie et les événements de 2007 constituent un pas de plus sur le chemin vers l’extinction globale.

  • Le Titanic Agricole est en train de sombrer et les premières déferlantes du “tsunami alimentaire” que nous annoncions commencent à se faire sentir. Les prix sont à la hausse vertigineuse, les récoltes sont médiocres ou complètement anéanties et les stocks sont au plus bas ou inexistants. Cette crise alimentaire, Pierre Rabhi, le vice-président de l’Association Kokopelli, l’a évoquée depuis une quinzaine d’années. La nourriture se fera de plus en plus rare de par la désertification généralisée, de par la stérilisation des sols par l’agro-chimie, de par les bouleversements climatiques, de par l’augmentation de la population mondiale, de par la perte de la biodiversité agricole et de par la folie des nécro-carburants végétaux que certains inconscients (ou criminels) continuent de promouvoir en prétendant qu’ils ne mettent pas en danger la sécurité alimentaire. Ce sont, bien sûr, les pauvres qui dans un premier temps vont souffrir le plus de cette insécurité alimentaire grandissante, les pauvres de l’occident, en nombre sans cesse croissant et puis la petite paysannerie du sud, dont l’agriculture de subsistance a été éradiquée par la globalisation et par les agricultures industrielles du nord archi-subventionnées. De par l’épuisement des réserves, la “charité” de l’aide alimentaire risque même de décroître et puis de disparaître...
  • Les bouleversements climatiques se sont dramatiquement accentués: mais s’il est vrai que la banquise arctique est en pleine débâcle et prend l’eau, on assiste davantage à un changement climatique global qu’à un réchauffement. Ce serait même plutôt une disharmonie fondamentale des cinq éléments de la philosophie pérenne: quelque part sur la planète, il fait ou trop chaud, ou trop froid, ou trop humide, ou trop sec et le bois brûle.
  • La bulle financière et immobilière, qui est une insulte permanente à la misère humaine, n’a pas encore complètement éclaté parce que les grands gangsters de la finance internationale en ont décidé ainsi en sommant leurs banques régulatrices “d’injecter” en l’espace de quelques jours des centaines de milliards de dollars ou d’euros sans que les grands médias aient posé la moindre question pertinente quant à la nature, à l’origine et à la destination de ces liquidités injectées. 
  • Et s’il était encore besoin d’un signe des temps: l’Abeille, une des quintessences de la co-évolution entre l’humanité et la nature, se meurt. L’abeille, dans sa générosité, non seulement confère à l’espèce humaine cinq de ses trésors (le miel, le pollen, la gelée, la propolis et le venin) mais elle constitue aussi l’un des vecteurs principaux de la pollinisation des cultures potagères, fruitières et fourragères. Les abeilles disparaissent de la planète et le syndrome d’effondrement des colonies sévit dans de très nombreux pays: les abeilles quittent la ruche sans laisser de traces. Les USA ont perdu, l’hiver passé,  entre 60 et 90 % de leurs ruches, en fonction des régions. Les causes peuvent être multiples: pesticides, chimères génétiques, destruction des jachères, dégénérescence des races de par l’insémination artificielle des reines en laboratoire.... et la pollution électromagnétique. En effet, si la téléphonie mobile est capable de brûler le cerveau des êtres humains, les cobayes de l’industrie des télécommunications, elle est sans doute aussi capable de détraquer le système de navigation très sensible des abeilles. Ne serait-ce pas aussi, tout simplement, que les abeilles se fatiguent de l’homme et le désertent?

La France, qui fut si belle et l’un des fleurons de l’agriculture, est maintenant une poubelle agricole et nucléaire génératrice de cancers. Que propose-t-elle  face à ce marasme? Des réformettes à la sauce Grenelle! On comprend difficilement comment des fondations  et des associations environnementales, dignes de ce nom, peuvent cautionner une telle farce et se compromettre dans le fossoyage du peu d’écologie vivante qui restait dans ce pays. L’origine du financement de certaines ne laissent aucun doute sur leurs motivations profondes et quant aux autres, peut-être en fait ne cherchent-elles qu’à pérenniser un système, fut-il mortifère, bien confortable pour leur existence. Il y aurait même une commission grenelle de biodiversité qui bien évidemment ne parlera que de grenouilles et de plantes messicoles mais ô grand jamais de biodiversité alimentaire pour ne pas fâcher la clique des multinationales agro-toxiques. Et pendant ce temps-là, l’Association Kokopelli est conviée devant les tribunaux... Que les semenciers industriels (qui ne cherchent qu’à imposer leurs semences hybrides dégénérescentes et leurs chimères génétiques) ainsi que leurs laquais d’Etat ne se méprennent pas: l’esprit de Kokopelli est immortel. Ils peuvent briser une structure associative mais comme le chantait le poète “vous n’aurez pas ma fleur, celle qui me pousse à l’intérieur”. Kokopelli est à l’image de la poésie: des paroles semées sur l’autel de la terre. Ce que nous avons semé depuis 14 ans a été semé, que ce soit dans le coeur de l’humus ou dans le coeur de l’humain. Kokopelli est un symbole éternel de fertilité qui émane du passé et qui répond à l’appel du futur: comment aider l’humanité, et toutes les autres espèces, à passer au travers de cette extinction globale; comment aider l’humanité à recouvrer le chemin vers la Sagesse Planétaire, pour libérer les Semences et l’Humus, certainement, mais aussi pour libérer la Conscience Humaine de cette erreur fondamentale qui semble y avoir été implantée depuis bien longtemps. Serait-ce l’illusion que l’homme puisse dominer la Nature?

Kokopelli, dans les traditions Amérindiennes, est aussi un “trickster”: il ne joue pas le jeu, le jeu des conventions sociales stérilisantes, le jeu du complexe victime-perpétrateur à la base de tout le système occidental depuis 2000 ans, le jeu de l’esclavagisme économique. Kokopelli est un hérétique dans le sens Grec du terme, “heresia” ou “capacité de choisir”. L’Association Kokopelli ne joue ni le jeu d’un catalogue franco-français à la solde de l’agro-chimie, ni le jeu de dupe de la concertation avec des institutions politiques qui se moquent du bien-être des générations futures et de la survie même de l’espèce humaine et du reste de la biosphère. Kokopelli joue le jeu de la Fertilité (du latin, “fero”, porter). Et même si la prise de conscience globale ne provoque pas encore le raz de marée nécessaire pour contrecarrer le Titanic Agricole, nous sommes cependant témoins de la germination fructueuse des graines de possible, générées par les actions de Kokopelli, grâce au soutien de tous ceux qui nous ont rejoints pour “porter” le flambeau des Semences de Vie. Ensemble, en fertilisant les consciences, nous ensemencerons l’avenir.

par Dominique Guillet  président de Kokopelli - Octobre 2007

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