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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 16:52

 

Il serait grand temps que nos élus prennent véritablement la mesure du cataclysme que nous préparent les OGM, au moment où la firme Bayer admet que la contamination par les OGM est hors de contrôle !

Bayer AG, le géant des produits pharmaceutiques et chimiques, a admis qu’il n'y a aucun moyen d'arrêter la propagation incontrôlée des cultures génétiquement modifiées.

« Même les meilleures pratiques ne peuvent garantir la perfection, » a déclaré Mark Ferguson, avocat de la défense de la compagnie lors d’un procès récent.

Deux agriculteurs du Missouri ont poursuivi Bayer pour contamination de leurs cultures par les gènes modifiés d'une souche expérimentale de riz transformées pour être résistante à l'herbicide de marque Liberty de la compagnie. La contamination a eu lieu en 2006, lors d'un essai en plein champ du nouveau riz, qui n'a pas reçu d’homologation pour la consommation humaine. Selon Don Downing, l'avocat des plaignants, le matériel génétique du riz non autorisé a contaminé plus de 30 pour cent de toutes les terres de cultures de riz aux États-Unis.

« Bayer était censé être prudent, » a déclaré Downing. « Bayer n’a pas pris de précautions et le riz s’est dispersé dans nos réserves de riz commercial. »

Les plaignants allèguent que, en plus de contaminer leurs champs, Bayer leur a fait davantage de tort financièrement en sapant leur marché d'exportation. Lorsque le ministère étasunien de l'Agriculture a annoncé la contamination généralisée du riz, les grands marchés d’exportation ont été fermés aux producteurs étasuniens. Un rapport de Greenpeace International estime que le préjudice financier de la contamination se situe entre 741 millions et 1,3 milliards de dollars.

 Bayer a affirmé qu’aucun moyen possible n’aurait pu empêcher la contamination, insistant sur le fait qu’elle a suivi non seulement la législation, mais aussi les meilleures pratiques de l’industrie [sic, ndt]. Pas d’accord, le jury trouve que Bayer est coupable de négligence dans la manipulation des cultures génétiquement modifiées. La compagnie a été condamnée à payer 2 millions de dollars aux agriculteurs Kenneth Bell et Johnny Hunter.

Hunter a déclaré : « C'est une victoire immense, non seulement pour Kenny et moi, mais aussi pour chaque agriculteur des États-Unis ayant été lésé par la contamination du riz LibertyLink de Bayer. »

Selon Hunter, la compagnie a récolté « le coup de semonce qu'elle méritait. »

La compagnie Bayer est encore poursuivie par plus de 1.000 autres agriculteurs des États du Missouri, Arkansas, Louisiane, Mississippi et Texas.

 

 

Original : www.naturalnews.com/028585_GMOs_Bayer.html
Traduction copyleft de Pétrus Lombard

Source:  www.alterinfo.net/Bayer-l-admet-la-contamination-par-les-OGM-est-hors-de-controle_a45011.html

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Francis Busigny - dans OGM
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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 21:36
On soupçonnait déjà que la perte de la fertilité était au nombre des graves dégâts dégâts occasionnés, une étude récente va dans ce sens. Une étude qui, si elle n'est pas étouffée, pourrait avoir un grand impact sur les décisions à prendre à l'avenir !

En 2009, près de 3% des terres agricoles étaient couvertes d'OGM avec 134 millions d'hectares, selon l'ISAAA qui chaque année fait état des cultures des plantes transgéniques dans le monde. Et le dossier des OGM alimentaires - dont de très nombreuses pages restent encore floues à ce jour - pourrait bien s'alourdir prochainement alors qu'une nouvelle pièce en provenance de Russie est sur le point d'y être ajoutée. 

Celle-ci prend la forme d'une étude, dont les résultats les plus frappants viennent d'être présentés à la presse en Russie dans le cadre de l'ouverture dans ce pays des Journées de Défense contre les Risques Environnementaux. Elle est même évoquée par Jeffrey Smith, fondateur de l'Institute for Responsible Technology aux Etats-Unis et auteur de référence dans le monde des OGM avec notamment son ouvrage Seeds of Deception (littéralement « les semences de la tromperie ») publié en 2003. Menée conjointement par l'Association Nationale pour la Sécurité Génétique et l'Institut de l'Ecologie et de l'Evolution, cette étude russe a duré deux ans avec pour cobaye des hamsters de race Campbell, une race qui possède un taux de reproduction élevé. Ainsi, le Dr Alexey Surov et son équipe ont nourri pendant deux ans et d'une manière classique les petits mammifères, à l'exception près que certains d'entre eux ont été plus ou moins nourris avec du soja OGM (importé régulièrement en Europe) résistant à un herbicide .

Campbell_hamster_blue_fawn.jpg

Au départ, quatre groupes de cinq paires (mâles / femelles) ont été constitués : le premier a été nourri avec des aliments qui ne contenaient pas de soja, le second a quant à lui suivi un régime alimentaire qui comportait du soja conventionnel, le troisième a été alimenté avec en complément du soja OGM et enfin le quatrième groupe a eu des plateaux repas dans lesquels la part de soja transgénique était encore plus élevée que dans ceux du troisième. A la fin de cette première phase, l'ensemble des quatre groupes a eu en tout 140 petits. L'étude s'est poursuivie dans une deuxième phase par la sélection de nouvelles paires issues de chacun de ces premiers groupes. Et dans la logique du déroulement, les nouvelles paires de la deuxième génération ont elles aussi eux des petits, créant de fait la troisième et dernière génération de cobayes. Ainsi, il y a eu au final 52 naissances parmi les spécimens de troisième génération qui n'ont pas consommé du tout de soja, 78 parmi ceux qui ont consommé du soja conventionnel. Mais le troisième groupe, celui qui a été nourri avec du soja OGM, n'a eu que 40 petits, dont 25% sont morts. Et pire, dans le groupe qui a mangé le plus de soja génétiquement modifié, une seule femelle a réussi à donner naissance, soit 16 petits au total dont 20% sont finalement morts. Ainsi, à la troisième génération, les hamsters qui, pour les besoins de l'étude ont eu dans leur menu une part importante de soja OGM, n'étaient plus capables de se reproduire... Mais une autre surprise de taille a été observée : certains de ces hamsters issus de la troisième génération se sont retrouvés avec des poils... dans la bouche, un phénomène d'une extrême rareté.

Voici les photos publiées par Jeffrey Smith dans son billet.

600.jpg

 

Quelles conclusions peut-on tirer de cette expérience ? A ce stade, aucune, comme le reconnaissent eux-mêmes les scientifiques qui ont fait ces observations. D'ailleurs, leur étude qui doit être rendue public dans ses détails en juillet prochain, ne pourra être reconnue comme valide uniquement dans la mesure où elle sera publiée dans une revue scientifique internationale avec un comité de relecture par des pairs. Cependant, même si cette récente étude ne permet pas de tirer de conclusions définitives, elle pourrait avoir un impact non-négligeable dans l'approche globale des OGM agricoles qui sont aujourd'hui consommés dans le monde par des millions d'animaux d'élevage et d'être humains depuis leur avènement en 1996. Car en effet, pouvoir effectuer une étude d'une durée aussi longue (deux ans) est tout à fait rare tant les semenciers qui en font la promotion veillent au grain, de peur que l'étude en question ne soit pas en leur faveur : « Des scientifiques qui découvrent que des OGM provoquent des effets inattendues sont régulièrement attaqués, tournés en ridicule, voient leurs crédits de recherches stoppés, et sont mêmes renvoyés », explique Jeffrey Smith dans son billet repris notamment par The Huffington Post et qui évoque l'étude du Dr Surov et de son équipe en Russie. Et pouvoir effectuer des tests pendant deux ans est d'importance capitale selon les associations écologistes. Celles-ci estiment que deux ans représentent une durée suffisante pour mesurer les effets chroniques d'un produit ou d'une molécule, et donc d'un pesticide. Or, jusqu'à présent, les plantes OGM qui sont consommés dans le monde sont dans une très large majorité des plantes qui accumulent dans leurs cellules un ou plusieurs pesticides (soit par absorption extérieure soit par une production permanente). De plus, les études de plus de trois mois sur des mammifères (généralement des rats) nourris à ces OGM-pesticides (de première génération) sont toutes aussi rares. C'est pourquoi des « lanceurs d'alerte » (l'équivalent français du terme « whistle blowers », littéralement ceux qui soufflent dans le sifflet) dénoncent régulièrement cette situation et demandent à ce que les OGM agricoles soient évalués comme des pesticides à part entière. Autre grand problème : les organismes d'évaluation se basent toujours sur des études faites par ou pour les semenciers et ne possèdent pas de moyens financiers suffisants pour effectuer eux-mêmes des expertises ou contre-expertises. A ce jour, les évaluations d'OGM conduites et financées grâce à des fonds publics se comptent sur les doigts d'une seule main.

 

Selon Jeffrey Smith, l'étude du Dr Surov et de son équipe pourrait bien « déraciner » une industrie qui vaut plusieurs milliards de dollars. L'affaire est donc à suivre, mais quoi qu'il en soit, depuis l'introduction en 1996 dans l'environnement et dans la chaîne alimentaire de produits agricoles transgéniques (issus de semences dans lesquelles y sont ajoutées un ou plusieurs gênes étrangers afin de conférer à la plante une propriété spécifique), les risques qui y sont liés restent encore très largement inconnus car très peu observés faute d'études suffisamment longues et indépendantes, mais aussi à cause du refus des semenciers de publier leurs propres études (sauf sous la contrainte juridique) pour des raisons de stratégies industrielles et commerciales. Aussi surprenant que cela puisse paraître, le principe de précaution dans ce domaine semble effectivement illusoire alors que les incertitudes scientifiques qui demeurent devraient justement le mettre au cœur du processus d'évaluation. Et d'ailleurs, on peut même supposer que cette absence de précaution large et de manque de transparence vis-à-vis du public nuisent par la même occasion aux OGM agricoles expérimentales (de seconde génération) qui ne peuvent pas être évalués dans les meilleures conditions puisque ceux qui sont actuellement sur le marché ne l'ont été que partiellement (le proverbe de la « charrue avant les boeufs»...). Car l'ennui au fond c'est que nous tous, les consommateurs, sommes au bout de cette chaîne alimentaire: alors finalement dans l'histoire, qui sont réellement les cobayes?

 

http://www.sebastienportal.eu

Source:   www.mediapart.fr/club/blog/sebastien-portal/250410/ogm-l-etude-russe-qui-pourrait-deraciner-une-industrie

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Francis Busigny - dans OGM
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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 15:32
 - L’autorisation donnée par la Commission à la mise en culture de la patate OGM constitue un scandale pour trois raisons. 

La première est politique. Il est plus que symbolique que la première décision prise par la nouvelle commission et susceptible d’intéresser les citoyens européens soit l’autorisation de mise en culture d’OGM, proscrite en Europe depuis 12 ans .En effet, non seulement, de très nombreux Etats y sont opposés, mais une très large majorité de l’opinion refuse les OGM. Dès lors, imposer, sans aucun débat démocratique et en opposition flagrante avec les européens une autorisation d’OGM est inadmissible dans la mesure où cette décision constitue un acte de mépris à l’égard de citoyens qui, pourtant, doutent de plus en plus de l’Europe et de ses institutions.

La seconde est d’ordre sanitaire. Il est inadmissible qu’ait été autorisée une pomme de terre dotée d’un gêne de résistance aux antibiotiques sur lequel l’OMS comme l’Agence du médicament avaient émis les plus grandes réserves. Comment comprendre cette incohérence qui consiste à réduire massivement l’usage des antibiotiques pour soigner les hommes afin de ne pas réduire encore les résistances aux antibiotiques et laisser des gênes marqueurs antibiotiques dans les plantes OGM, alors que la directive 2001-18 visait à faire disparaître tout gêne marqueur antibiotique des plantes OGM !

La troisième, et peut être la plus importante, réside dans le scandale des avis de l’EFSA. Si cette demande d’autorisation est très ancienne, c’est qu’elle s’est heurtée à une opposition des Etats Membres et à leur questionnement resté sans réponse. Or, l’avis de l’EFSA a été rendu sur des documents et des données couverts par le secret industriel de telle sorte que toute controverse scientifique se révèle impossible. L’EFSA peut raconter ce qu’elle veut, sur des études faites par les firmes agro semencières qui restent confidentielles. Il va de soi qu’elle ne risque pas d’être contredite et peut aisément user de l’argument d’autorité ! Une telle manière de faire est d’autant plus inadmissible que l’EFSA n’a pas donné suite à la demande faite par le conseil des ministres de l’environnement, par un vote à l’unanimité en décembre 2008 demandant la réforme des procédures d’évaluation et de contrôle. Les liens que semblent entretenir avec les firmes certains responsables comme Mme Renckens qui vient de rejoindre Syngenta après avoir géré le département OGM pendant plusieurs années expliquent peut –être cette situation. Quoiqu’il en soit, un point est acquis. La responsabilité de ceux qui ont pris cette décision, M.Barroso, M.Dalli et Mme Geslin-Lanéelle est engagée à titre personnel, si les dangers de cette pomme de terre se révélaient avérés.

Le rédacteur : Corinne Lepage, Députée européenne (Modem)

extrait du site de Terra Economica
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Francis Busigny - dans OGM
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27 février 2008 3 27 /02 /février /2008 22:08
Privatisation de la Biodiversité: Le Projet 'Arche de Noé végétal' dans l'Arctique

par Michel Chossudovsky

Mondialisation.ca, Le 26 fevrier 2008

 
Un reportage de Radio Canada (Le Point, 25 février) passe en revue un projet de Banque de la biodiversité situé dans l'Arctique. Il s'agit d'un projet de "chambre forte" permettant d'entreposer des échantillons de toutes les variétés de semences de la planète. La chambre forte est située à Svalbard, sur l'île norvégienne de Spitsbergen:
(Radio Canada, Le Point, 25 février 2008) - Une installation très particulière sera inaugurée cette semaine dans l'archipel du Svalbard, au large de la Norvège dans l'océan Arctique. Il s'agit d'un abri souterrain destiné à sauvegarder les graines des différentes espèces végétales de la planète.

Ce projet international ambitieux, appelé Voûte internationale des semences, vise à préserver une biodiversité de plus en plus
Le projet est une "chambre forte" des semences mondiales situé à Svalbard, sur l'île norvégienne de Spitsbergen.
Jean-François Bélanger l'a visitée. http://www.radio-canada.ca/actualite/v2/tj22h/index.shtml#
Ce reportage présente le projet de Svalbard sous la forme d'une initiative à caractère humanitaire visant la protection de la biodiversité mondiale. 

Afin de protéger l'agriculture biologique, les échantillons de semences seront déposés dans cette chambre forte de Svalbard, à l'abris des catastrophes.
Le reportage ne mentionne pas qu'il s'agit d'une initiative financée par la Fondation Bill et Melinda Gates (30 millions de dollars) et que les principaux partenaires de Bill Gates sont Monsanto, la plus grande société mondiale de biotechnologie, la Fondation Sygenta, géant des semences OGM et des produits de l'agrochimie ainsi que la Fondation Rockefeller. Également associé au projet est le géant américain de l'agro-alimentaire DuPont/Pioneer Hi-Bred, impliqué dans le brevetage d'organismes génétiquement modifiés (OGM). 
 Il ne s'agit nullement d'un projet humanitaire. Bien au contraire. Car les promoteurs de ce projet sont impliqués dans de nombreux pays dans des actions souvent illégales à l'endroit des agriculteurs, visant le développement à outrance des semences OGM au detriment de la biodiversité.

Ce projet permet à une poignée d'entreprises de la biotechnologie de prendre le contrôle des semences biologiques de la planète. Ce projet vise la privatisation de la biodiversité mondiale au détriment des peuples. 
Il est averé que les principaux partenaires (la Fondation Gates, Monsanto, Sygenta et la Fondation Rockefeller) de ce projet dont le but annoncé est de 'sauvegarder les graines des différentes espèces végétales de la planète' constituent une des principales menaces à la biodiversité mondiale, nottament par des actions visant la contamination des cultures biologiques par les semences OGM.

Que la participation de Monsanto à ce projet n'ait pas été mentionnée, relève de la désinformation, sachant que Monsanto fut impliquée dans des actions fort controversées, dont la semence 'Terminator', visant par l'intermédiare de l'ingénierie génétique à détruire l'agriculture biologique.

Le Centre de recherche sur la mondialisation (CRM) basé à Montréal vient de publier une étude détaillée de William F, Engdahl (Associé de recherche du CRM) au sujet du projet de Svaarlberg. En voici quelques extraits
Bill Gates investit des millions dans une chambre forte pour semences sur la Mer de Barents, près de l'Océan Arctique, à quelque 1.100 kilomètres du Pôle Nord.

Sur cette île perdue, Bill Gates investit des dizaines de millions avec la Fondation Rockefeller, Monsanto Corporation, la Fondation Syngenta et le gouvernement de Norvège, entre autres, dans ce qui est appelé doomsday seed bank [arche de Noé végétale traduit au mieux cette expression qui combine chambre forte, semences et fin des temps ou apocalypse, NDT]. Officiellement, le projet est appelé chambre forte à semences mondiales de Svalbard, sur l'île norvégienne de Spitsbergen, qui fait partie de l'archipel de Svalbard. ......
La Fondation Rockefeller avec la Fondation Gates, qui investissent à présent des millions de dollars dans la préservation de toutes les semences contre un scénario « apocalyptique » éventuel,  investissent aussi des millions dans un projet nommé Alliance pour la Révolution Verte en Afrique (AGRA).
L'AGRA, comme elle s'est elle-même appelée, est une alliance avec cette même Fondation Rockefeller qui a créé la « Révolution Génétique »  .
Bien qu'à ce jour ils gardent profil bas, Monsanto et les principaux géants de l'agro-alimentaire OGM sont soupçonnés d'être au cœur du problème en se servant de Kofi Annan de l'AGRA pour disséminer leurs semences OGM brevetées dans toute l'Afrique sous l'étiquette trompeuse de « biotechnologie, » le nouvel euphémisme pour semences génétiquement modifiées brevetées. À ce jour, l'Afrique du Sud est le seul pays africain qui autorise légalement la plantation de cultures OGM. En 2003 le Burkina Faso a autorisé des essais d'OGM. En 2005, le Ghana de Kofi Annan a rédigé des lois sur la sécurité biologique et les principaux responsables ont exprimé leur intention de poursuivre la recherche sur les cultures OGM.

Qu'est-ce qui conduit les fondations Gates et Rockefeller à financer en même temps la prolifération de semences, bientôt Terminator, brevetées à travers toute l'Afrique, un processus qui, comme il l'a fait dans chaque autre lieu de la Terre où la monoculture agro-alimentaire industrialisée a été introduite, a détruit la diversité des semences végétales ? Dans le même temps, ils investissent des dizaines de millions de dollars pour préserver toutes les variétés de semences connues dans une chambre forte à l'épreuve de l'apocalypse à proximité du lointain Cercle Arctique, « afin que la diversité végétale puisse être préservée pour l'avenir, » pour reprendre leur communiqué de presse officiel ?   
​ ​​​Il n'est pas fortuit que les fondations Rockefeller et Gates s'associent pour préconiser une Révolution OGM de style Révolution Verte en Afrique, tout en finançant tranquillement l'« arche de Noé végétale » à Svalbard. Les géants de l'agro-alimentaire OGM sont jusqu'aux oreilles dans le projet de Svalbard.  
​ ​​​...À Svalbard, le futur entrepôt à semences le plus sûr du monde sera gardé par les policiers de la Révolution Verte OGM, par les fondations Rockefeller et Gates, Syngenta, DuPont et CGIAR.

Texte en français (traduction)

L'« arche de Noé végétale » en Arctique -  par F. William Engdahl - 2008-02-15

Original en anglais:
 
"Doomsday Seed Vault" in the Arctic - by F. William Engdahl - 2007-12-04


contact: Michel Chossudovsky crgeditor@yahoo.com

 Articles de Michel Chossudovsky publiés par Mondialisation.ca
 
 
 
 
 
 
 
 
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Francis Busigny - dans OGM
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22 décembre 2007 6 22 /12 /décembre /2007 14:46
 SIGNEZ ....ET FAITES  CIRCULER....

Fin octobre, le Commissaire européen à l'Environnement, Stavros Dimas, s'est courageusement opposé aux grandes compagnies de l'agrobusiness en proposant l'interdiction de la culture de deux maïs OGM (le Bt11 et le 1507) développés par les firmes Syngenta et Pioneer/Dow.
Des scientifiques ont en effet démontré que la culture de ces OGM censés combattre des insectes nuisibles au maïs pouvait provoquer des conséquences graves, notamment sur des insectes non nuisibles du maïs, comme le papillon monarque ou sur des "organismes non ciblés" comme des oiseaux. Récemment, il a également été prouvé que les écosystèmes aquatiques pouvaient aussi être affectés.

Si la proposition de Dimas était adoptée, il s'agirait d'un véritable tournant. Très favorable aux OGM, la Commission a jusqu'à présent toujours donné son feu vert aux demandes d'autorisation d'OGM Et les autres Commissaires européens, par peur de froisser les puissants intérêts pro-OGM, notamment américains, risquent de s'opposer à l'initiative courageuse de Stavros Dimas. Mais celui-ci vient de confirmer publiquement sa position. « Le risque est trop élevé pour l'environnement selon plusieurs études scientifiques récentes, a indiqué M. Dimas à Bruxelles le 22 novembre. J'envisage de donner un avis négatif pour la demande d'autorisation. »

Il faut absolument soutenir la position prise par Stravros Dimas, qui, si elle est adoptée par la Commission européenne, sera le premier rejet d'OGM dans l'histoire de la Commission européenne et représentera un pas décisif pour une Europe sans OGM. Une mobilisation massive est nécessaire pour cette opportunité historique !

Cap sur les 100 000 signatures

Le plus grand nombre possible d'Européens doivent interpeller la
Commission européenne pour que la santé publique et l'environnement priment sur les intérêts de quelques multinationales et
que les maïs Bt11 et 1507 ne soient pas autorisés.

Signez et faites signer la pétition à destination de Manuel Barroso, Président de la Commission européenne, et aux Commissaires Dimas, Kyprianou (consommateurs), Fischer-Boel (agriculture) et Barrot (transports). Plus de 75 000 européens l'ont déjà signée en quelques semaines, dont 10 000 en France... La pétition française s'adresse également à Jacques Barrot, Commissaire européen aux transports, car il votera également sur la proposition de Stravros Dimas et doit tenir compte de l'avis des citoyens français et de la nouvelle ligne politique française sur les OGM à l'issue du Grenelle de l'environnement.

Signez la pétition  
http://write-a-letter.greenpeace.org/332

Pour saisir cette opportunité historique, faites circuler cette pétition dans tous vos réseaux...

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Francis Busigny - dans OGM
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