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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 12:54

COMMUNIQUÉ du 25/02/2015

A l’occasion du Salon International de l’Agriculture, le collectif d’associations du mouvement « Graines de Vie », lève le voile sur la face cachée de l’alimentation industrielle, en particulier sur les conséquences de l’érosion génétique dans nos assiettes.

75% des variétés comestibles ont disparu en à peine un siècle, à cause de la standardisation des industries semencières qui réduisent le patrimoine génétique, un peu plus chaque année, sous l’emprise des obtentions et brevets commerciaux.

La conséquence de cette standardisation est l’effondrement des indices nutritionnels dans la composition de nos aliments par comparaison avec les aliments des années 50-60, avant que la révolution industrielle ne domine l’agriculture.

Plusieurs études internationales récentes confirment ce phénomène, déjà abordé par des études plus anciennes, où l’on observe l’effondrement des valeurs nutritionnelles, notamment les vitamines et les oligoéléments dans les variétés modernes par comparaison avec les variétés traditionnelles, ainsi :

- il faudrait manger 26 pêches d’aujourd’hui pour retrouver le niveau nutritionnel d’une pêche de 1950.

- Idem pour les oranges dont il faudrait en consommer 21 aujourd’hui pour retrouver le niveau de vitamine A d’une orange des années 50.

Les études montrent que la plupart de nos fruits et légumes sont altérés par les pratiques culturales et l’uniformisation génétique, de même que le blé et la viande qui a perdu la moitié de sa teneur en fer, justifiant plus que jamais la notion « d’aliments creux »

Il est urgent, en parallèle du Plan National Nutrition Santé (PNNS) qui se termine en 2015, et n’aborde nullement cet aspect lorsqu’il recommande de manger 5 fruits et légumes par jour, que l’on puisse réactualiser les Tables Nutritionnelles notamment celles de Lucie Randouin qui datent des années 40- 50, car nos aliments ont subi de grandes transformations depuis.

Pour le collectif des associations : Intelligence Verte, Slow Food, Slow Money, Fondation Ecocert, Jardins de Cocagne, Graines de Troc…

Contact : Philippe Desbrosses

info@intelligenceverte.org - phil.desbrosses@orange.fr - tél. 06 08 27 36 53.

Retrouvez toutes les études ici :

http://organic-center.org/reportfiles/YieldsReport.pdf

L’étude canadienne synthétisée pour CTV News
L’étude « Still no free lunch », de Brian Halweil, chercheur au Worldwatch Institute
L’étude de l’université du Texas
L’étude américaine de l’université du Minnesota sur le blé
L’étude du chercheur américain David Thomas publiée dans la revue Nutrition et Health
L’étude de l’université du Texas sur les rendements

http://environnement-lanconnais.asso.fr/spip.php?article49

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 07:11

Bien décidée à faire évoluer les mentalités sur la mort, Pia Interlandi s’est d’ailleurs associée à un mouvement plutôt incongru : « The order of the good death » (L’ordre de la belle mort). Un club fondée en avril 2011 par une croque-mort de Los Angeles et réunissant une poignée de réalisateurs, poètes, artistes ou employés funéraires animés par la même ambition: lutter contre la « culture occidentale » qui érige la mort en « phobie ». La chef de file, Caitlin Doughty, anime « Ask a mortician », une webserie à succès relayée notamment par le site internet féministe « Jezebel ». Elle réussit, en quelques minutes à chaque épisode, à répondre de manière loufoque à divers aspects de son métier, allant de la défécation des cadavres jusqu’à l’épineuse question du don d’organes.

Le costume de champignon funéraire. Bientôt en vogue?

Sans en être formellement membre, un autre énergumène gravite autour de ce mouvement. Jae Rhim Lee, artiste visuelle américaine, pousse à l’extrême la logique amorcée par Pia Interlandi en imaginant un costume bourré de champignons dévoreurs de pollution. Selon la logique de cette – tout de même – diplômée du MIT, le corps humain est une vraie petite bombe toxique lorsqu’il est placé six pieds sous terre. Au cours d’une conférence, l’artiste explique par exemple que nos organismes sont contaminés par des substances nocives telles que le Bisphenol A, un perturbateur endocrinien utilisé pour tapisser l’intérieur des boîtes de conserves. Elle cite également les pratiques funéraires modernes qui aggraveraient la toxicité des corps – la thanatopraxie dans son viseur. Alors que cette méthode de conservation, utilisée dans quatre décès sur dix en France, vise à débarrasser le défunt des stigmates de la mort par le recours au maquillage et au formol, il ne s’agirait pour l’artiste futuriste que d’une façon de « nier la mort et d’empoisonner les vivants ». En attendant d’être en mesure de proposer une alternative viable à la profession d’embaumeur, Jae Rhim Lee tente d’élever une armée de champignons en appliquant une logique darwinienne: elle sélectionne les plus goulus. Ils seront à terme intégrés à un pyjama mortuaire, réalisant ainsi son rêve le plus fou : nous faire tous finir en compost.

 

extrait du blog de Laurène Daycard l'ANTI-MODE

paru À LA UNE  dans L'EXPRESS Styles  http://blogs.lexpress.fr

 

Voici une provocation puissante de la part de l'artiste Jae Rhim Lee. Pouvons-nous engager nos corps pour une planète plus propre et plus verte, même après la mort? Naturellement, en utilisant un costume d'enterrement spécial ensemencé de champignons dévoreurs de pollution. Oui, c'est peut-être bien la conférence TED la plus étrange que vous ne verrez jamais...

P.S.: vous pouvez même faire apparaître les sous-titres dans la langue de votre choix

Tout se ce qui précède représente un exemple de tentative qui se fait, de par le monde, pour tenter de remédier aux problèmes des seules pratiques funéraires généralement légalisées

RENDEZ-VOUS sur http://bonne-eau-bonne-terre.eu/ pour voir notre proposition :

le Jardin pour la MÉTAMORPHOSE des défunts en Humus sain et vivant

si elle vous convient, merci de signer notre pétition pour nous aider à rendre légale cette nouvelle voie afin de rendre dignement à la Terre les restes de votre passage sans empoisonner les Générations Futures et, mieux encore, en contribuant à régénérer les sols les plus malmenés par l'"exploitation" humaine

MERCI de partager ces liens à tous vos contacts

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 12:41

Pour "mourir durable", afin de ne plus "peser" sur les vivants, il faudrait mourir.... et pouvoir nourrir (voire soigner) la Terre en s'offrant pour des vies infinies

dans l'espoir de pouvoir trouver la voie pour légaliser ce nouveau concept, dans les plus brefs délais, afin que tous les humains, qui le souhaitent, puissent enfin "prendre leur mort en main" en toute connaissance de cause

Ce serait aussi, fort vraisemblablement, le déclic salutaire pour commencer à effacer notre "ardoise" envers les Générations Futures


C'est la solution qui s'est imposée à nous, naturellement, suite à nos macabres découvertes lors de nos investigations concernant l'impact environnemental réel des 2 seules pratiques funéraires actuellement autorisées en Belgique et France (voir l'article http://bonne-eau-bonne-terre.over-blog.com/2014/05/cremation-et-inhumation-quel-sombre-bilan.html )

Tous les éléments y sont rassemblés pour créer une sorte d'électrochoc destiné à faire prendre conscience que, dans ce domaine là également, nos us et coutumes ne permettent plus de garantir un « retour » à la Terre sans « ardoises » pour tous ceux qui restent !

De nouvelles pratiques funéraires venues d’ailleurs....

Promession, aquamation ou encore résomation. Ces noms un brin mystiques désignent de nouvelles pratiques funéraires qui se développent dans le monde. Alternative à la crémation, l’aquamation ou résomation, est pratiquée en Grande-Bretagne. Cette technique permet de dissoudre le corps en le plongeant dans une eau alcaline à 150ºC. La promession, pratiquée en Suède, consiste à congeler le corps grâce à de l’azote liquide, pour le rendre friable. Placé sur une table vibrante, il est ensuite réduit en poudre, débarrassé des éventuels résidus métalliques, avant d’être placé dans une urne biodégradable qui peut être incinérée ou enterrée....

....Semblent être révélatrices que de nombreuses personnes, malgré les traditions, sont en recherche de nouvelles pistes pour alléger, tant bien que mal, leur ultime bilan carbone *

mais, cela me semble vraiment discutable car ces liquides sont « balancés » dans les égouts.....C'est d'autant plus grave que les stations d'épuration sont incapables de retenir la plupart de tous ces polluants qui se retrouvent « in fine » dans tout ce qui vit dans les rivières, les fleuves et les mers, inexorablement !

En tant qu'adeptes inconditionnels de la Permaculture, depuis longtemps, nous prônons la fin du tout à l'égout, notamment par la promotion des toilettes sèches à litière bio maîtrisée, car il est urgent de ne plus priver la Terre des restes de tout ce qu'elle nous a si généreusement donnés

Moi, depuis que je fais du compost (cela fait plus de 35 ans, déjà !? que j'ai eu la chance de pratiquer l'art compostage grâce au livre « Cultivons notre Terre sans poisons » d'Alwin Seifert), et que je constate à quelle vitesse et avec quelle facilité, tous ces « déchets » (dont les dépouilles de nos animaux domestiques, plus particulièrement !) sont valorisés, je me dis que cela serait chouette, si mon corps pouvait lui aussi, après ma mort, se retrouver dans un tas de compost pour un réel retour à la Terre dans les meilleures conditions possibles !

Car, il n'y a pas à « tortiller du cul », on n'a pas d'autre choix ....il nous faudra nous contenter de notre belle Planète ! Et pourtant, on s'approche bientôt des 8 milliards d'êtres Humains à un moment où nos erreurs de comportement ont dégradé fortement notre environnement.

On doit donc boucler les cycles pour qu'il y ait, tout simplement, un avenir pour nos enfants !

Et cela ne se passera pas sans rétablir, la vie des sols des grandes cultures, car elle est au plus mal, suite à l'utilisation massive d'engrais et de pesticides chimiques depuis la dernière guerre mondiale

C'est là que devraient se terrer nos meilleurs alliés pour recycler, voire transmuter gratuitement tous nos déchets biodégradables en Humus Vivant seul garant de la fertilité naturelle de nos sols

Le Verger comestible pour la Transmutation Harmonieuse des restes humains en Humus sain et vivant est l'émergence d'une vision nouvelle sur la vie et la mort, en accord complet avec les lois de la nature et les traditions :
« Nous sommes faits de poussières et nous retournerons en poussières » ce qui signifie vraiment que nous « venons » de la Terre et que nous devons y « retourner » après notre mort.

Le compostage des dépouilles mortelles est aussi « un retour au sein de notre Mère : la Terre, mais en donnant de nouvelles vies... à l'infini !».
« La Terre nous a nourri pendant notre vie. À la fin de celle-ci, c’est notre corps qui nourrira la Terre. »

Surtout quand on connaît l'extraordinaire capacité épuratoire du compostage** (phase devenue incontournable du fait que nos corps sont de plus en plus gorgés de résidus de médicaments, métaux lourds, pesticides, fongicides, perturbateurs endocriniens, ou autres ...) et qu'on a vu les résultats au niveau de la dynamisation de l'humus des sols ... !
Plutôt que polluer, contribuer une dernière fois à recréer la Vie ...
Chaque année ... Ad Vitam Eternam !

La symbolique est forte : celle d’une mort apaisée, presque joyeuse, pour tous ceux qui voudront voir des fleurs et même des arbres fruitiers pousser grâce à leur dépouille, en accord avec Gaïa.

N'est-ce pas réjouissant de savoir que la mort n'est pas une fin ...mais le début d'un nouveau cycle de vies sans fin ?


Soyez rassurés vous allez pouvoir garder tous les rites religieux et autres, si ce n'est qu'il vous sera conseillé d'éviter autant que possible la thanatopraxie et de choisir un cercueil en carton recyclé
où le mort sera seulement enveloppé dans un tissu souple en papier à la manière une momie.

La location d'un cercueil, pour le transport et la cérémonie, sera également proposée (plus de gaspillage de bois précieux)

Le défunt sera acheminé au Verger pour la Transmutation Harmonieuse en Permaculture juste après la cérémonie religieuse ou directement après son séjour au Funérarium ou bien dans une pièce spécialement aménagée à son domicile

À son arrivée, un dernier hommage pourra lui être rendu, sur place, en présence de tous ses amis et proches.

Peu après, le corps du défunt sera placé au beau milieu d'un tas de compost de +/- 3 m³ spécialement conçu pour opérer, dans des conditions optimales , la Transmutation de l'ensemble en +/- 1 m³ de véritable Humus sain et vivant, visant à atteindre la fabuleuse « terra preta »****, après une phase de maturation de 12 mois au bout de laquelle, il sera aisé de le débarrasser de tous les éventuels résidus métalliques ou autres.

Selon les croyances et traditions du défunt et de sa famille, une croix ou une stèle en bois sera implantée pendant cette phase capitale de Transmutation et de Transcendance.

Contrairement à l'enterrement et à l'incinération, pendant le compostage, pour le défunt, la porte vers le retour à la vie reste ouverte. Une personne « enterrée vivante » par erreur médicale, en se réveillant dans un tas de compost a tout le loisir d'en sortir assez facilement http://bonne-eau-bonne-terre.over-blog.com/2013/12/mourir-.en-donnant-la-vie-par-joseph-orsz%C3%A0gh.html

Chaque Verger pour la Transmutation Harmonieuse des défunts en Permaculture sera idéalement situé à proximité d'une zone de grandes cultures, qui sera sera fertilisée exclusivement par la majorité de tous les composts ainsi obtenus (à peine un petit seau de ce véritable OR BRUN sera nécessaire pour dynamiser les divers semis d'arbres , arbustes fruitiers et de fleurs vivaces de l'espace privé commémoratif (où la croix et la stèle pourront être mises place, définitivement, le cas échéant) pour les familles qui le désirent suivant les concepts du génial Emmanuel Rolland http://gxardeneto.chez-alice.fr/fr/retfilmo-008.php


Cette nouvelle pratique funéraire, contrairement à l'inhumation et surtout à la crémation qui en « rajoutent encore une grosse couche », va déjà contribuer à fixer une partie du CO² émis par la personne au cours de sa vie terrestre.

Ce service complet sera seulement facturé au tarif en vigueur pour une crémation avec dispersion des cendres dans l'espace aménagé.

Une partie de cette somme (100 €) sera versée à l'asbl Graine de Vie (agréé par la Fondation Roi Baudouin) http://www.grainedevie.org/fr/ qui s'est, d'ores et déjà, formellement engagée, en contre-partie, à planter 400 arbres à Madagascar

En moyenne, chaque européen envoie annuellement dans l’atmosphère près de 12 tonnes de CO².
En considérant que sa durée moyenne de vie est de 76 ans, l’empreinte écologique moyenne d'une vie se chiffre à environ 1.000 tonnes de CO².
Vu que le cycle de vie moyen d’un arbre est de 20 ans et que chaque arbre planté à Madagascar capture annuellement au minimum 5 kilos de CO², cette somme permettra de refixer
400 x 20 x 5 = 40.000 kilos de CO² soit 4 % de son empreinte totale
En option, il vous sera possible de compenser votre impact environnemental total (15 € / mois, et dans 150 mois votre forêt de 9.000 arbres aura été plantée pour « effacer » le vôtre ...avec, en prime, une attestation pour bénéficier d’une réduction d’impôt de 45% du montant de votre don !)


Malheureusement, un tel Verger pour la Transcendance des défunts en Permaculture n'existe pas encore !
La demande est en cours pour obtenir le droit de mettre en place le premier dans la région de Dinant en Belgique où, le cas échéant, les autorités auront tout loisir de vérifier que toutes les règles y seront respectées en matière de protection de l'environnement et de salubrité publique.
Car cette méthode est déjà validée depuis quelques années, au Canada où les éleveurs sont encouragés à l'utiliser, en lieu et place des services d’équarrissage, pour se débarrasser de leurs animaux même malades.***

Cette nouvelle pratique, au bilan environnemental totalement positif, est pourtant en accord parfait avec tous les aspects socio - psychologiques qui ont mené à la crémation

Il est possible que l'Homme contemporain, beaucoup plus technicisé, mobile, et à la famille plus éclatée que ses ancêtres, trouve dans la quasi élimination physique du corps mort que permet la crémation (il ne reste que des cendres inertes) une solution psychiquement plus satisfaisante, que de vivre avec la présence durable et fixée dans un cimetière du parent ou de l'ami défunt.
Outre qu'il n'est plus nécessaire d'entretenir une tombe et une concession, l'urne peut être facilement transportée. Pour ceux qui le souhaitent, des cérémonies de dispersion des cendres (dans le vent, dans la mer, et peut-être bientôt dans l'espace circumterrestre, moyennant finances) éliminent toute trace physique du mort, ce qui semble une
autre manière d'en faire le deuil.
Mais avec un impact environnemental désastreux?!
Le succès grandissant des lieux de recueillement moins laids et lugubres qu'un cimetière comme les jardins du souvenir, les forêts de paix (Friedwald) en Allemagne, le parc funéraire avec les arbres de mémoire (où il est possible de déposer les cendres d'un défunt au cœur des racines d'un arbre) en Anjou prouvent que de plus en plus de gens recherchent une atmosphère plus végétale, qui favorise mieux le recueillement et l’apaisement.

Le Verger pour la Transmutation Harmonieuse des défunts en Permaculture s'inscrit parfaitement dans toutes ces tendances actuelles

Au lieu de continuer à empoisonner les Générations Futures et à priver les couches fertiles de la terre des restes de ton passage, tu peux agir, dès maintenant, afin de pouvoir apporter ta contribution pour que ton propre corps, après sa mort, puisse régénérer les sols les plus malmenés par l’exploitation et l’avidité humaine en signant, maintenant, notre pétition :

Pour la légalisation de cette nouvelle pratique funéraire, réellement, favorable à l’environnement

  • en faisant un double-clic gauche sur le lien bleu ci-dessus

Afin de ne plus « peser » sur ceux qui restent et pouvoir, enfin, mourir dans un monde de développement soutenable, merci de nous faire part de votre désir de profiter de cette merveilleuse valorisation de votre dépouille mortelle.... lorsque votre heure sera venue !
J'attends également vos commentaires et suggestions
Dans l'espoir d'une collaboration fructueuse, pour faire adopter cette nouvelle pratique funéraire, dans les meilleurs délais, dans les législations belges et françaises, dans un premier temps

Francis Busigny
Ingénieur Conseil en Valorisation Soutenable des Eaux Pluviales et Résiduaires ainsi que des Déchets Biodégradables

+32 496 58 67 55
francis.busigny@laposte.net

http://bonne-eau-bonne-terre.eu/

*http://blog.slate.fr/globule-et-telescope/2011/10/31/mort-alternatives-inhumation-cremation/


**Voici la synthèse de l'Expérimentation faite au CARAH en 1999, suite à la proposition du Professeur Joseph Orszàgh et sous le contrôle du Professeur François Serneels, au Centre Agronomique très renommé de Ath :

Compostage de lisier provenant d'un élevage porcins « gavés » aux antibiotiques (21) après imprégnation sur des déchets de bois de construction (traités aux fongicides, peintures au Plomb,...) déchiquetés

Après mise en andins du tas de 70 m³, lors d'une analyse (par chromatographie en phase gazeuse) on ne trouva déjà plus de traces d'antibiotiques après seulement 3 mois (montée en température à 70 °C qui détruit tous les germes pathogènes) !

Car la myriade de micro-organismes, bactéries, champignons, provenant de la faune du sol découpent ces grosses molécules chimiques, autant de fois qu'il le faut, pour qu'elles cessent d'être nuisibles !

Contrairement à tous les êtres vivant hors sol qui ont la fâcheuse tendance à accumuler en eux ces molécules indésirables et, donc, à les perpétuer sans fin ... !


Au départ, on avait 2 « déchets » extrêmement toxiques dont personne ne voulait.... !
Seule "solution" pour s'en débarrasser : l'incinération, dans les 2 cas, avec énorme production de CO², dispersion des polluants chimiques dans l'atmosphère et (ou) dans l'eau,....
et, pire encore, une "perte totale" pour la régénération indispensable des couches fertiles du sol
!
Peu de gens pensaient l'opération « faisable », la plupart croyaient que le compostage n'allait même pas pouvoir démarrer, avec autant d'antibiotiques, de pesticides et fongicides ... !
Pourtant ce compostage, bien mené, a littéralement « transmutés » ces 2 "déchets," extrêmement toxiques à la base, en Humus sain et vivant, capable de dynamiser naturellement la fertilité des sols qui ont reçu ce véritable « or brun ».
Et, "cerise sur le gâteau" pendant cette phase de transmutation, l'énergie de basse température récupérable (le cœur du tas de compost reste au-dessus de 60°C pendant des mois, pouvant produire de l'eau de 40 à 50°C) dépasse celle obtenue par combustion des matières mises à composter (comme Jean Pain avait été le premier à le constater au début des années 70).

***http://www.mapaq.gouv.qc.ca/SiteCollectionDocuments/ValorisationCarcasses/COMPOSTAGE_porc.pdf et

http://www.omafra.gov.on.ca/french/engineer/facts/10-064.htm

****http://blogs.mediapart.fr/edition/vert-tige/article/290812/la-terra-preta-une-methode-davenir-en-agriculture-durable

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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 11:09

C’est sous cet intitulé (en anglais Transatlantic Trade and Investment Partnership) qu’a commencé, le 8 juillet 2013 une négociation entre l’Union européenne et les Etats-Unis d’Amérique.

Il s’agit d’un projet préparé de longue date, dont les prémisses remontent à 1990, lorsqu’au lendemain de la guerre froide et de la fin de la division du monde en deux blocs, la Communauté européenne (12 Etats) et les USA signent ensemble une « Déclaration transatlantique .» Celle-ci annonce le maintien de l’existence de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord, prévoit l’organisation de sommets annuels et de rencontres ministérielles bisannuelles et l’intensification de rencontres entre acteurs politiques et hauts fonctionnaires. Par la suite, d’autres initiatives seront prises par les instances européennes et le gouvernement américain : la création en 1995 d’un groupe de pression du monde des affaires, le TransAtlantic Business Dialogue, (TABD) à l’initiative des pouvoirs publics des deux rives de l’océan, la création en 1998 d’un organe de concertation, le Partenariat Economique Transatlantique (PET), la création en 2007 du Conseil économique transatlantique où se retrouvent des représentants de firmes présentent des deux côtés de l’Atlantique pour conseiller la Commission européenne et le gouvernement des USA et enfin, en 2011, la création d’un groupe d’experts « de haut niveau » dont les conclusions, déposées le 11 février 2013, recommandent le lancement de la négociation d’un vaste accord de libre échange UE-USA. Deux jours plus tard, le Président des Etats-Unis, M. Obama, le Président du Conseil européen M. Van Rompuy et le Président de la Commission européenne M. Barroso signent une déclaration par laquelle ils s’engagent à entamer la procédure en vue de commencer les négociations.

A la différence du Congrès des Etats-Unis, les parlements des Etats membres de l’Union européenne ne sont pas consultés.

Le 14 juin 2013, la section Commerce du Conseil des Affaires étrangères, où siègent les ministres du Commerce extérieur des 27 Etats membres (ils seront 28 à partir du 1 juillet 2013 avec l’adhésion de la Croatie), adopte le mandat de négociation que lui a soumis la Commission européenne. Celle-ci, en vertu de l’article 207 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, devient le négociateur unique, assisté d’un comité où sont représentés les Etats membres.

Le mandat de négociation n’existe officiellement qu’en langue anglaise et sa diffusion est restreinte. Grâce à des fuites, le document a pu être connu et traduit en français. La description qui suit du mandat conféré à la Commission européenne par les gouvernements des Etats membres de l’Union européenne est basée sur une de ces traductions.

Le document comporte 46 articles, répartis en 18 sections. La lecture des titres qui introduisent ces sections rappelle, dans un vocabulaire identique, les différents accords de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Les 5 premiers articles concernent la nature et la portée de l’accord recherché. On relèvera surtout les articles 2 et 3 qui indiquent qu’il s’agit de s’inscrire dans le cadre des accords de l’OMC, « avec un haut niveau d’ambition d’aller au-delà des engagements actuels de l’OMC ». Le but de la négociation est donc clairement affirmé : réaliser complètement les objectifs des accords de l’OMC, et même aller au-delà.

Un article 6 est consacré au texte qui devrait servir de préambule à cet accord dans lequel devraient être mises en évidence les valeurs communes à l’UE et aux USA.

La suite du mandat rassemble les trois grands objectifs que les 28 gouvernements européens poursuivent dans cette négociation.

1) le premier objectif, c’est d’éliminer au maximum les droits de douane entre Union européenne et USA. C’est déjà presque fait dans la plupart des cas, sauf dans l’agriculture où ils demeurent élevés.

2) le deuxième objectif, c’est de réduire, voire d’éliminer ce qu’on appelle, dans le jargon, les barrières non tarifaires. On entend par là les normes constitutionnelles, légales, réglementaires, susceptibles d’entraver une concurrence érigée en liberté fondamentale suprême à laquelle aucune entrave ne peut être apportée. Ces normes peuvent être de toute nature : éthique, démocratique, juridique, sociale, sanitaire, environnementale, financière, économique, technique,…

Plusieurs articles du mandat (art. 14, 18, 19, 21, 25, 29, 31, 32, 33) expriment le vœu que les normes sociales, sanitaires et environnementales en vigueur en Europe soient protégées. Il est fait explicitement référence aux conventions de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), aux conventions internationales sur l’environnement et à la convention de l’UNESCO sur la diversité culturelle.

Un article indique que l’audiovisuel n’entre pas dans le cadre de l’accord.

3) le troisième objectif, c’est de permettre aux firmes privées d’attaquer les législations et les réglementations des Etats quand ces firmes considèrent qu’il s’agit d’obstacles inutiles à la concurrence, à l’accès aux marchés publics, à l’investissement et aux activités de service. Elles pourront le faire, non plus devant les juridictions nationales, mais devant des groupes d’arbitrage privés appelés « mécanismes de règlement des différends ». Les articles 23 (investissement), 32 (normes sociales et environnementales) et 45 (pour l’ensemble de l’accord) demandent la création d’un tel mécanisme.

Le calendrier et la ratification

Les négociations se déroulent en cycles d’une semaine en alternance à Bruxelles et à Washington. L’espoir des négociateurs est d’en terminer en 2015.

Il faudra alors que les 28 gouvernements approuvent en Conseil des ministres de l’UE le texte négocié. Le Parlement européen sera ensuite amené à se prononcer. Il dispose du pouvoir de l’approuver ou de le rejeter.

Une polémique s’est développée sur la question de savoir si les Parlements nationaux devront eux aussi ratifier ce texte. En France l’article 53 de la Constitution indique que les traités de commerce ne peuvent être ratifiés qu’en vertu d’une loi. Aux USA, le Congrès devra ratifier.

Les critiques

Ce projet suscite de nombreuses critiques tout d’abord dans les milieux altermondialistes favorables à la notion d’Etat régulateur et redistributeur et hostiles aux libéralisations et déréglementations qui sont les objectifs de l’OMC et des accords qu’elle gère. Mais l’hostilité est grande aussi dans les milieux de la gauche antilibérale et des écologistes.

A propos de l’abaissement des droits de douane sur les produits agricoles, l’analyse de l’agroéconomiste Jacques Berthelot est très largement partagée : ce sera une catastrophe pour l’agriculture européenne et pour les consommateurs. Selon lui, une telle décision «accélérerait le processus de concentration des exploitations pour maintenir une compétitivité minimale, réduirait drastiquement le nombre d’actifs agricoles, augmenterait fortement le chômage, la désertification des campagnes profondes, la dégradation de l’environnement et de la biodiversité et mettrait fin à l’objectif d’instaurer des circuits courts entre producteurs et consommateurs. »

En ce qui concerne les barrières non-tarifaires, les adversaires du projet sont convaincus que ce qui est programmé, c’est le démantèlement complet de l’appareil législatif et réglementaire des 28 Etats de l’UE chaque fois qu’une norme sera considérée comme un obstacle excessif à la libre concurrence. Et cela vise aussi bien les normes sociales, alimentaires, sanitaires, phytosanitaires, environnementales, culturelles que les normes techniques. Ce qui est redouté, c’est un alignement sur les normes américaines qui sont, dans l’immense majorité des cas, plus faibles et moins protectrices qu’en Europe.

Les garanties fournies par le mandat ne sont pas crédibles à leurs yeux puisque les politiques de l’Union européenne, en interne visent, au nom d’une concurrence « libre et non faussée » à démanteler les normes sociales et les services publics. Les arrêts de la Cour de Justice de l’UE ont consacré le primat de la concurrence sur les droits sociaux. Invoquer les conventions de l’OIT, les conventions environnementales et celle de l’UNESCO ne sont en rien des garanties puisque les USA ne les ont pas ratifiées.

En matière de normes sanitaires et techniques, les adversaires de cette négociation soulignent que la mesure du danger est radicalement différente des deux côtes de l’Atlantique : aux USA, tant qu’il n’a pas été prouvé scientifiquement qu’un produit ou un procédé est nocif, il est libre d’accès. En Europe, tant qu’on n’a pas prouvé que le produit ou le procédé est sain, il est interdit d’accès. On sait que les firmes américaines considèrent que les critiques formulées contre les produits génétiquement modifiés, le bœuf traité aux hormones de croissance, le poulet chloré et le porc traité à la ractopamine n’ont pas le moindre fondement scientifique.

En outre, les adversaires de cette négociation observent que si l’audiovisuel échappe pour le moment à la négociation, tous les autres domaines de la culture (théâtres, opéras, musées, archives, bibliothèques, patrimoine) vont y être soumis.

Quant au mécanisme de règlement des différends, il aura pour conséquence à leurs yeux que ce seront les firmes privées qui définiront progressivement les normes de la vie en société. L’exemple de semblable mécanisme dans le cadre de l’Accord de libre-échange de l’Amérique du Nord (ALENA) est mis en avant pour démontrer que ce mécanisme profite toujours aux seules firmes privées des USA.

Raoul Marc Jennar

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 14:11

La date de péremption de Windows XP étant effective depuis le 8 avril 2014, je propose aux utilisateurs, qui ne désirent pas investir d’argent dans un nouveau PC, d’installer Linux afin d’obtenir plus de sécurité et même un certain gain de performance.

Parce que si XP était un exemple de stabilité, il avait tout de même un taux d’infection deux fois supérieur à celui de Windows 7 et cinq fois supérieur à celui de Windows 8.

Ce qui va encore empirer après le 8 avril… !

Hommage à Linux, une alternative crédible pour un ordinateur libre pour tous

Depuis le 9/2/2012, mon PC Médion, que je croyais à l'agonie (comme mon Asus précédent, après 4 ans lui aussi... ?!) a retrouvé une nouvelle jeunesse....

en fait, je pense même qu'il n'a jamais été aussi réactif, notamment sur internet !

Il faut vous avouer qu'il fonctionnait sous Windows Vista depuis son acquisition en Novembre 2007 et que, dès le départ, il me semblait moins performant que mon ancien Asus sous XP .

Avec l'aide précieuse de Thomas Eugène du club Linux de Namur (indispensable dans mon cas), mon PC fonctionne depuis lors sous Ubuntu, car c’est une distribution relativement connue, très facile d’accès, et autour de laquelle gravite une communauté forte.

Et il me donne maintenant pleine satisfaction.

D'autant plus, que j'ai récupéré, intégralement, tous mes courriels et mon carnet d'adresses, pourtant logés dans Windows Mail

En tout état de cause, cela n'a pas été compliqué, pour moi, de m'adapter à ce nouvel environnement.

Dans ces conditions, je conseillerais volontiers à quiconque de le faire avant de se décider à changer de PC

Il y a, en effet, des clubs Linux un peu partout en Belgique

http://lea-linux.org/documentations/Annuaire:LUG_Belgique

En cas de problème, les linuxiens sont d’ordinaire des gens qui aiment partager et aider.

Car, à la réflexion, je pense que mon "vieux" Asus, aurait pu lui aussi continuer à me donner satisfaction, pendant longtemps encore, s'il avait pu bénéficier, lui aussi, de ce traitement détoxifiant...

J'ai maintenant l'intime conviction que toutes ces incessantes mises à jour de Windows font, en fait, partie de l'obsolescence programmée pour vendre de nouveaux appareils et donc de nouvelles licences pour Microsoft...

En tous les cas, cela fait un bien fou de se sentir débarrassé de la tutelle de Bill Gates et, d'ores et déjà, je pense que, lors d'un prochain achat, je rechercherai un PC sans programme d'exploitation installé d'origine ...

pour vous donner une idée précise, cela représente une économie de 150 euros sur une tour de 429 euros (chiffre 2011 pour Windows 7)....

et, en plus, il n'y a plus besoin d'antivirus (alors que même les Mac, bien plus coûteux, commencent, eux aussi, à être "infectés") !

Et bonne surprise vous n'aurez pas besoin, non plus, d'acheter Microsoft Office puisque Libre Office est compris dans le package Ubuntu GRATUIT ....

À l’utilisation

Linux est un système d’exploitation relativement léger et réactif. Ubuntu offre une cure de jouvence à votre ordinateur devenu très lent sous XP, voire 7,. Il a désormais la réactivité d’un PC équipé d’un Celeron bicœur actuel sous Windows.

Au quotidien, tout n’est pas pareil (et ce n’est pas un reproche), mais la différence est aussi significative que lorsque vous passez de Windows à un Mac. Par exemple, on n’installe pas les logiciels de la même façon. De plus, il arrive que des termes utilisés ne soient pas les mêmes que ceux auxquels les utilisateurs de Windows sont habitués, ce qui force là encore à réapprendre. En tout cas, l’ergonomie est satisfaisante pour s’en servir facilement.

Il existe aussi d'autres versions Linux Mint et PinguyOS assez conviviales pour être une alternative crédible à Windows. Il faudra bien sûr s’habituer, mais les opérations à effectuer à partir du bureau, et donc de l’interface graphique, sont vraiment logiques.

Outre sa simplicité d’utilisation, l’autre avantage de Linux vient de la sécurité qu’il procure à ses utilisateurs. Comme ce système représente environ 1,65% de part de marché, il n’est pas touché par les virus destinés à Windows. Alors oui, il pourrait être attaqué et plusieurs exploits ont été découverts (et corrigés), mais ses parts de marché sont tellement minimes que Linux ne présente aucun intérêt pour les pirates, qui préfèrent cibler Windows qui règne en maître avec ses 91% de parts de marché.

Conclusion

Si vous utilisez Windows principalement pour consulter vos courriels, aller sur Internet, écouter des vidéos ou encore rédiger quelques documents texte, tableurs, diaporamas,...une migration vers Linux remplacera avantageusement Windows XP, et même Vista, voire 7 et 8 sans vous faire débourser une pièce.

Si vous voulez essayer avant de consacrer votre ordinateur à un nouvel OS, le disque d’installation permet également de rouler Linux sans l’installer. Il mettra alors quelques minutes à se charger dans la mémoire de votre ordinateur. Il sera certes plus lent, mais vous pourrez au moins l’essayer et voir s’il vous convient.

Francis Busigny

francisbu@swing.be

membre du Club Linux de Namur

http://www.namurlug.org/drupal6/

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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 09:49

je vous invite à prendre le temps de visionner cette courte vidéo de sensibilisation intitulée

"Planet Earth is You"

Si notre Terre va si mal, c'est à cause de l'Homme qui s'est cru "tout permis" !

J'espère que cela vous convaincra qu'il faut vraiment agir avant qu'il soit trop tard...

car nous sommes les seuls à pouvoir vraiment faire le nécessaire

pour réparer les dégâts que nous avons faits autour de nous !

http://www.rigolus.com/videos-2604-la-planete-terre-se-meurt.html#.Uz_Jco8icUR

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 13:31

L'industrie agroalimentaire vire les bactéries de nos assiettes.

Mais pourquoi ingurgiter une nourriture aseptisée quand la plupart des germes sont bons au goût et pour la santé ?

Outre-Atlantique, nous avons la désagréable réputation d’être sales. Mais nos cousins d’Amérique ont le travers inverse : obnubilés par l’hygiène, ils ont la phobie des bactéries. Passons sur les effets délétères pour la peau de cette passion pour le propre et focalisons-nous sur leur assiette : fromages pasteurisés aromatisés aux exhausteurs de goût et conserves de corned-beef gavés d’antibiotiques. Normal, évoluant collées les unes aux autres dans des milieux de plus en plus aseptisés, les bêtes d’élevage sont moins résistantes aux microbes qui arrivent à s’infiltrer. Yummy...

D’après le site américain Treehugger « la préoccupation culturelle visant à la stérilité totale a pour effet la perte de beaucoup de bonnes bactéries dans notre alimentation ». La journaliste auteure de ces lignes rappelle qu’en se privant d’aliments fermentés – un processus lié à la présence de micro-organismes –, ses concitoyens perdent des alliés pour leur digestion et leur santé.

Des bactéries qui s’éloignent de nos assiettes

Sans que cela ait été formellement démontré par les scientifiques, on présume en effet qu’une alimentation pauvre en produits fermentés a « des conséquences sur le système immunitaire, le syndrome du colon irritable, la digestibilité de certains composés, l’apport de vitamines », liste Sylvie Lortal, directrice de l’unité de recherche Science et technologie du lait et de l’œuf de l’Inra (Institut national de la recherche agronomique).

Les Français, qui se targuent d’être gourmets, sont-ils exposés à ce phénomène ? « Oui. Il y a en effet une réduction drastique des quantités de microbes que nous ingérons via l’alimentation », expose la chercheuse. Or, la fermentation permet une meilleure conservation de l’aliment et une diversification des goûts (Voir encadré). Pour autant, insiste la nutritionniste Béatrice de Reynal, « nous continuons à consommer beaucoup de produits fermentés : du pain, des produits laitiers, de la choucroute, du vin, de la bière, du cidre, du café, etc. ».

Mais, à l’exception des produits fermentés artisanaux, les aliments de consommation de masse sont aujourd’hui d’abord chauffés ou pasteurisés, afin d’éliminer les bactéries qui y sont naturellement contenues. « Puis on les réensemence en rajoutant des levains afin que la fermentation se fasse vite et bien. Mais ces levains contiennent un très faible nombre d’espèces de micro-organismes. Or, plus la diversité microbienne est importante, plus le produit a une grande richesse aromatique », poursuit Sylvie Lortal.

Presque plus de cas d’intoxications alimentaires

Avant que nos aliments ne soient largement standardisés – et au passage affadis – par les industries agroalimentaires, ils fermentaient de façon naturelle, avec les bactéries présentes dans l’environnement. Ce procédé de conservation, qui ne nécessite pas de garder les aliments au froid, a plus de 8000 ans. « Pour faire le saucisson, on tuait le cochon et on le laissait pendouiller dans la cheminée », rappelle Béatrice de Reynal.

Le risque que les mangeurs s’empoisonnent au botulisme, aux salmonelles, à la listeria… était bien présent. La stérilisation a ainsi évité des milliers d’intoxications alimentaires et de décès (on n’en compte plus qu’une vingtaine environ chaque année en France), au prix d’une perte de goût mais aussi de propriétés bénéfiques pour la santé : « Les roqueforts fabriqués dans des laboratoires stériles grâce à des bactéries sélectionnées ne nous aident plus à synthétiser la vitamine B9, qui était l’un de leurs grands avantages », cite en exemple la nutritionniste.

Plutôt que de rétablir un équilibre intestinal un peu chahuté en avalant des probiotiques en compléments alimentaires, autant manger un yaourt ou boire un verre de cidre fermier. Mais attention, si votre intestin n’y est plus habitué, cette boisson pleine de micro-vies pourrait tout aussi bien vous filer une diarrhée carabinée...

Les raisons de l’aseptisation de notre alimentation

Pourquoi les fermentations d’hier ne sont plus celles d’aujourd’hui ? A cela, Sylvie Lortal voit trois raisons :

La réglementation européenne – et notamment ce qu’on appelle le Paquet hygiène adopté en 2006 – rend l’industriel agroalimentaire responsable de la qualité hygiénique de son produit, alors qu’il était avant simplement tenu de mettre en place une surveillance adéquate. « Cela a poussé vers une sécurisation par les acteurs des filières. Mais en éliminant tous les micro-organismes à risque, on élimine aussi de plus en plus les utiles ».

Grâce aux avancées technologiques, il n’est désormais plus toujours nécessaire de recourir aux micro-organismes pour obtenir des textures et des goûts satisfaisants. « Cela intéresse d’autant plus le fabricant que le microbe complexifie souvent un procédé. C’est un acteur vivant, pas toujours évident à maîtriser, a fortiori quand on a affaire à des écosystèmes microbiens complexes et riches. La tendance lourde est donc de réduire le nombre d’espèces microbiennes en présence, d’utiliser toujours les mêmes voire de les supprimer quand la technologie le permet. »

Les conditions de production, de récolte et de stockage des matières premières se font dans un environnement de plus en plus propre.

Faites réagir vos proches, diffusez l'info !

Le rédacteur :
Alexandra Bogaert publié sur Terra Eco

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 15:07

voici, en primeur, un extrait de son livre

"ALLEZ SIMPLE" encore en gestation

CHAPITRE IV : CROISSANCE, VOUS AVEZ DIT CROISSANCE?

« Celui qui croit qu'une croissance infinie est possible dans un monde fini est soit
un fou, soit un économiste » (Kenneth Boulding)

La croissance, dernier terme mis à la mode par le régime totalitaire marchand pour
justifier tous ses actes est, je crois, l'expression du plus profond irrespect dont ce
régime fait preuve à l'égard de notre intelligence. Croître, c'est grandir. Or, excepté
les bénéfices engrangés par les multinationales, le capitalisme ne fait pas grandir, il
fait régresser. Si le monde marchand était un enfant, et si notre planète Terre était
son lit, le capitalisme essaierait de nous faire croire que cet enfant pourrait grandir
indéfiniment sans qu'un jour ses pieds ne dépassent du matelas. Afin de prendre
conscience de ce qu'est réellement la croissance économique, je vous invite à
imaginer un petit scénario au cours duquel, vous, humains, vous allez créer de la
croissance.

Avant toute chose, il vous faudra vous rendre dans un supermarché spécialisé dans
le bricolage. Au rayon des outils manuels, vous allez choisir un marteau de taille
moyenne, du genre de ceux que l'on utilise pour planter des clous. Choisissez le
moins cher : celui-là même dont le manche se déchausse déjà un peu alors que
l'outil n'a pas encore quitté le magasin. Fabriqué avec du mauvais métal et du
mauvais bois, il vous donnera l'assurance de devoir le remplacer très vite. N'allez
surtout pas acheter un outil de qualité garanti 10 ans chez un quincaillier de village,
ce serait peine perdue, et surtout, n'allez pas fouiller dans votre cave pour exhumer
le vieux marteau de votre grand-père. Des outils qui durent plus longtemps que la
vie d'un homme sont à proscrire dans une société de croissance. Équipé de votre
marteau, vous allez vous installer au jardin ou dans votre atelier, et après avoir posé
votre main bien à plat sur un bout de bois, une grosse pierre ou votre établi, d'un
geste ferme et définitif, donnez-vous y un bon coup de marteau. Vous venez de
créer de la croissance économique . Grâce à votre geste courageux, il vous sera
nécessaire de dépenser quelques sous en sparadrap, en mercurochrome, voire en
pommade à l'arnica pour résorber le bel hématome qui ne manquera pas de se
développer sur votre main. Mais cela ne suffit pas. Je sens que vous n'avez pas osé
frapper assez fort. Reprenons tout depuis le début. Au magasin de bricolage, vous
allez choisir plutôt une massette, comme celle que les maçons utilisent. Une fois de
plus, choisissez l'outil de la plus piètre qualité. A votre domicile, demandez l'aide
d'un membre de votre famille pour vous taper sur la main, ce sera plus facile et plus
sûr. Votre belle-mère par exemple. Celle-ci aura peut-être de bonnes raisons de
vous asséner un bon coup et bien franchement. Ce n'est qu'un mauvais moment à
passer. Courage. Quand belle-maman se sera acquittée de sa tâche, votre main sera
dans un triste état. Mais bravo à vous : vous avez créé plus de croissance
économique! En effet, grâce à vos os brisés, il faudra que votre belle-mère vous
accompagne en voiture aux urgences (vous n'êtes pas en état de conduire). Une ou
deux infirmières, un ou deux jeunes internes qui seront peut-être dépassés par
votre cas, le médecin-chef, des médicaments contre la douleur, une anesthésie
locale, peut-être un peu de chirurgie, du plâtre, des antibiotiques, une incapacité de
travail de plusieurs semaines, et bien sûr, une radio et une visite chez votre médecin
de famille pour retirer le plâtre, voilà autant d'éléments que vous avez mis en
mouvement, tout ceci générant de la circulation d'argent et donc de la croissance.
C'est mieux, mais cela ne me semble pas suffisant. N'oublions pas : la croissance est
exponentielle et infinie. Vous n'êtes donc pas au bout de vos peines!

Cette fois-ci, votre belle-mère va frapper un grand coup, mais sur votre tête.
Commotion cérébrale, fracture du crâne peut-être? En tous les cas, ce sera
l'ambulance, les soins intensifs, un séjour en clinique relativement long, une
incapacité de travail conséquente, des soins, des médicaments, des visites de
contrôle... Ça commence à être sérieux. Vous vous améliorez à chaque fois. Bien
entendu, après ces mauvais traitements infligés par votre belle-mère, peut-être
qu'un moment de folie bien légitime vous conduira à commettre le pire, et plein de
rancune à son égard, vous allez assassiner cette sexagénaire active dès votre
rétablissement. Et là, c'est l'ambulance, la police, la brigade criminelle, les pompes
funèbres, le système judiciaire (juge d'instruction, avocat général, jurés, avocat de la
défense, juges...), le système pénitencier qui vont se mettre en mouvement rien que
pour vous. Fleurs et couronnes, suivi psychologique pour vos enfants, changement
d'école peut-être (il est difficile d'assumer le fait qu'on est fils ou fille d'assassin),
votre époux ou votre épouse demandera peut-être le divorce... Voilà de la belle
croissance économique comme en voudraient tous les économistes chaque jour!
Comptez qu'après sept ou dix ans de prison vous entamerez des démarches pour
récupérer vos droits parentaux ou essaierez d'obtenir une garde partagée, et que
d'une paisible famille sans histoire, vous serez devenus une famille décomposée dont
chaque parent a un logis, et donc chaque parent a un frigo, une lessiveuse, une auto,
un téléviseur, un mixer, un four à micro-ondes, un surgélateur, une chaîne Hi-Fi...
Songez donc aux sommes d'argent envolées dans toutes les directions grâce à vous!
Faisons-nous plaisir : on pourrait même imaginer une reprise des images après le
générique de fin. Le fonctionnaire en charge du classement des pièces à convictions
dans les caves immenses du palais de justice range votre dossier dans un carton à
archives et voilà que lui tombe sur le pied la partie métallique du marteau qui a
servi au crime. Celui-là même dont le manche se déchaussait... Vous vous souvenez?
Pas de chance pour ce brave fonctionnaire! Mais la croissance continue...


Bien que totalement fantaisiste, ce scénario ne fait que reprendre des choses de la
vie qui peuvent arriver, qui arrivent en fait, et dont la croissance économique se
nourrit. Censée nous apporter bien-être, confort, bonheur, la croissance
économique ne fait que générer de la douleur et du malheur. Car même si vous
pratiquez une profession honorable et bien rémunérée, afin que votre billet de cinq,
de dix ou de cinquante euros honnêtement gagné vous apporte cette dose de
bonheur tant recherché, il faut que quelqu'un, quelque part souffre pour vous.
L'ouvrier asiatique travaillant dans l'usine infecte où votre paire de baskets a été
fabriquée, où votre lecteur de disques compacts a été assemblé, le paysan africain
affamé qui cultive pour vous des haricots verts ou des courgettes, le saisonnier
maghrébin s'empoisonnant à pulvériser de pesticides les fraises de serre cultivées au
sud de l'Espagne, sont les garants de la valeur satisfaisante de votre argent. La
souffrance ne se limite pas à l'humain, et dans les halls industriels, les poulets, les
porcs et les bovins vivent dans le grillage et le béton pour vous offrir leur chair
après un long voyage en camion et un passage abominable à l'abattoir avant de finir
dans une barquette de polystyrène que vous achèterez à un prix défiant toute
concurrence. Enfermés eux aussi dans une existence misérable, ils ajouteront leur
terreur et leur souffrance à celle des humains. Les végétaux cultivés pendus, les
racines baignant dans un bain d'engrais chimiques et pulvérisés de pesticides
ajouteront eux aussi de la douleur à la misère planétaire avant de finir dans une
assiette mal mangée et mal digérée par un consommateur stressé et mal dans sa
peau. La croissance économique, ce n'est pas grandir, c'est régresser. Le catalogue de
« Pomologie Générale » (Masson 18831) a nécessité 12 volumes afin de présenter la
liste exhaustive des centaines de variétés de fruits cultivés en France au XIXème
siècle. Cinq variétés de pommes se disputent 90% du marché actuel car ce sont les
seules qui résistent au traitement industriel. Le goût des aliments a disparu à cause
de la sélection à but uniquement quantitatif. Plutôt que de cultiver de bons légumes
ou de bonnes céréales pour donner naissance à un bon pain, on remplace le goût
naturel par des additifs chimiques. Et la farandole marchande continue, peu
importe l'impact nocif de ces molécules sur la santé car la santé d'une personne
saine ne produit pas de croissance. Celle d'une personne malade oui. Il n'a jamais été
question que le monde capitaliste offre du bien-être et encore moins du bonheur.
Tout au plus, en fonction de notre position sociale ou géographique, avons-nous le
droit de travailler pour consommer ce que l'industrie nous fournit ou de fouiller les
dépotoirs afin d'y picorer misérablement quelque subsistance. La croissance
économique se nourrit de souffrance, et chaque billet de banque circulant de par le
monde en recèle une part. L'adage nous dit que « l'argent n'a pas d'odeur ». Je lui
trouve, moi, un relent bien nauséabond au contraire.
***
1
Le Sol, la Terre et les Champs, Claude et Lydia Bourguigon. Éditions Sang de la Terre

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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 16:36

Puisqu'il s'avère que ce sujet vous préoccupe, de plus en plus, également

merci de bien vouloir prendre connaissance

de la vision de mon ami Joseph Orszàgh

Mourir dignement en "nourrissant" notre Terre-Mère

Dans un monde de développement durable, on ne mourra pas : la fin de notre existence sera le commencement d'un ensemble d'autres vies...

Voici comment je vois ma mort, quand mon heure sonnera...

Ma dépouille sera exposée dans un funérarium où tous ceux que j'ai aimés, viendront me saluer et me souhaiter « bon voyage » dans l'au-delà. A cette occasion, on m'habillera dans mes plus beaux vêtements. Un maquilleur apprêtera mon visage pour que je puisse laisser une image digne à ceux qui m'ont connu et qui m'ont apprécié, voire aimé.

On veillera à ce que les fleurs apportées pour me saluer soient vivantes, sans objets (plastiques, métaux) inutiles à la vie. Ces fleurs m'accompagneront réellement dans mon chemin vers une nouvelle vie...

Après une cérémonie simple, ceux qui souhaitent me voir partir, se donneront rendez-vous au nouveau cimetière de la commune. Entre-temps, les hommes chargés de m'apprêter, enlèveront mes vêtements, mes bijoux, pour m'envelopper délicatement, en croisant mes bras sur la poitrine, dans un linceul fait d'un beau tissu de papier. On m'installera sur une sorte de civière richement décorée.

Au nouveau cimetière, la famille m'aura réservé une place pour un an. Sur cette place, d'environ 2 m², un lit douillet m'attendra déjà fait de bois broyé, imprégné d'eau et aussi d'une solution (1) qui nourrira tous ces êtres vivants qui prendront soin de mon corps. Ce lit sera installé, comme il doit l'être, à même le sol, pas sur du béton. On déposera mon corps enveloppé sur ce lit douillet garni de fleurs. Après le dernier adieu, le plateau d'une sorte de camion qui attendra déjà sur place, basculera et déversera environ 2 à 3 m³ de matières à composter (1) pour me couvrir intégralement, d’un manteau bien chaud et infiniment doux.

Les hommes chargés d'aménager mon avant-dernière demeure, ajusteront le tas pour en faire une sorte de monument vivant, qu'ils couvriront d'une couche faite de paille, de feuilles mortes, broyées, éventuellement mélangées avec de la tonte d'herbe séchée. Ce manteau est nécessaire pour me garder bien au chaud. Devant ma tombe, on érigera une stèle en bois sculpté, portant mon nom, ma date de naissance et ma date de décès. C'est ici que ceux que j'ai aimé pourront venir pour se recueillir, pendant un an.

Ma concession d'un an coûtera bien moins cher que celle dans l'ancien cimetière pour 5, 10, 25 ou 50 ans. Au bout d'un an, des hommes chargés de cette tâche, déferont ma « tombe » qui, pendant cette maturation, aura diminué de volume. Ils y trouveront mes os bien nettoyés (2) et séchés même, qu'ils ramasseront pour les mettre dans un ossuaire. Si mes proches le souhaitent, ils pourront les récupérer et le faire placer dans une cavité aménagée dans un mur qui fera office d'un lieu de recueillement.

Ceux dont les os ne seront pas réclamés, seront réduits en poudre pour en faire un amendement pour le sol contenant du phosphore et du calcium.

Ma chair, digérée par des myriades d’êtres vivants se sera transformée en un terreau qui sentira bon la terre des sous-bois. Cette partie de mon corps retournera dans sa dernière demeure : le sol qui nourrira hommes et bêtes.


Ma conscience sera tranquille,

car mon cadavre ne se décomposera pas dans le sol à deux mètres de profondeur pour produire des substances toxiques (cadavérine, putrescine, etc.) polluant les eaux souterraines. Mon corps ne sera pas incinéré en consommant beaucoup d'énergie, en polluant l'atmosphère, et le sol aussi avec mes cendres. Il ne sera intoxiqué, non plus, par aucun produit chimique pour retarder la décomposition.

Les protéines de ma chair se grefferont chimiquement sur les polymères naturels de la cellulose des matériaux végétaux, pour faire de l'humus pour le sol. A partir de cet humus, apporté aux terres agricoles, de nouvelles vies naîtront et nourriront plantes, hommes et animaux.

C'est l'ordre naturel des choses. Nous sommes nés de la vie de notre Terre-Mère, après notre parcours, nous « devons » y retourner pour que cela recommence jusqu'à la fin des temps... Cela fait aussi partie d’un monde de développement durable.


Joseph Országh

Mons, le 29 décembre 2013.

www.eautarcie.org

Mons, le 29 décembre 2013.

1D'un mélange fait de bois raméal fragmenté (BRF), de cartons d'emballage déchiquetés, papiers souillés, déchets verts broyés imprégnés au préalable avec l'eau de pluie. C'est la solution qui nourrira les bactéries qui conduiront mon corps vers la naissance de nouvelles vies.

2 Un tas de compost de 2 m³ ou plus, riche en matières cellulosiques, est fortement thermogène. Sa température peut monter jusqu’à 60, voire 70°C. C’est ce qui garantit la destruction des germes pathogènes et la digestion de la partie organique de mon corps.

afin de pouvoir mourir dans un monde de développement soutenable,

merci de me faire part de vos commentaires et suggestions

dans l'espoir d'une collaboration fructueuse

pour les faire adopter, dans les meilleurs délais, par les législations

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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 12:53

La « TRANSMUTATION en HUMUS vivant » pour faire des funérailles « soutenables »

Tandis qu’en matière de développement durable, nos efforts se portent principalement sur un mode de vie et de consommation plus responsable au quotidien, qu’en est-il de notre empreinte écologique après notre mort ? Comment réduire l’impact environnemental de nos funérailles?….Des questions saugrenues? Pas tant que ça!

Quand on est bien vivant et inquiet de préserver le capital-santé de sa planète, la mort c’est toujours un problème ! Avoir œuvré toute sa vie à minimiser son impact environnemental pour finir enfermé dans un cercueil qui mettra des années à se dégrader et dont les produits chimiques pollueront la nappe phréatique, ou se faire incinérer dans un four et disperser les cendres n’importe où, c’est un comble !

Car, avec des rites funéraires de plus en plus sophistiqués, il n’est pas facile de mourir « vert ».

En plus des polluants contenus dans nos dépouilles, certaines pratiques funéraires viennent alourdir le bilan carbone de notre trépas.

Si le premier geste écologique, c’est de refuser les pratiques de thanatopraxie (soins de conservation destinés à redonner aux cadavres l'apparence de la vie et à repousser la putréfaction) qui utilisent des produits très toxiques, contenant des pesticides ou des biocides tels que formaldéhyde et paraformaldéhyde, produits très toxiques déshydratants et raffermissant des chairs, fongicides, bactéricides, virucides… Le logo " tête de mort " qui rappelle la dangerosité de ces produits figure d'ailleurs sur presque tous les bidons de produits destinés à être injectés à la place des " fluides corporels " dans les cadavres lors des opérations de thanatopraxie. Dans certains pays on a utilisé le mercurochrome rouge pour la thanatopraxie. C'est un poison qui empêche la décomposition des corps, en restant toxique dans le temps.

Il va de soi qu'il vaut mieux penser également à habiller le défunt avec des vêtements en matières naturelles (coton, lin), en proscrivant les dérivés de pétrole et les chaussures

En tout état de cause, plus on ira vers la simplicité,

moins l’on n’aura d’impact négatif sur l’environnement.

Moi, depuis que je fais du compost (cela fait plus de 35 ans, déjà !?), et que je constate à quelle vitesse et avec quelle facilité, tous ces « déchets » (dont les dépouilles de nos animaux domestiques, plus particulièrement !) sont valorisés, je me dis que cela serait chouette, si mon corps pouvait lui aussi, après ma mort, passer dans un broyeur afin que mes restes humains puissent être facilement incorporés à un tas de compost pour un réel retour à la Terre dans les meilleures conditions possibles !

Surtout quand on connaît l'extraordinaire capacité épuratoire du compostage et qu'on voit les résultats au niveau de la dynamisation de l'humus des sols ...

Contribuer une dernière fois à recréer la Vie ...

Chaque année ... Ad Vitam Eternam !

La symbolique est forte :

celle d’une mort apaisée, presque joyeuse, pour tous ceux qui voudront voir des fleurs et même des arbres pousser grâce à leur dépouille, en accord avec Gaïa.

Êtes-vous disposé à m'aider pour créer cette alternative

dans le nouveau décret wallon en gestation ?

Cela donnerait encore plus de sens de choisir, alors, un cercueil en carton biodégradable à base de papier recyclé et sans colle polluante, même pour la croix et les divers ornements proposés. L’intérêt ?

  • Une consommation de bois divisée par 8 par rapport à un cercueil traditionnel,

  • un poids de 10 kg environ au lieu de 50,

  • un « retour à la Terre » intégral en seulement quelques mois.

Cette véritable TRANSMUTATION des dépouilles humaines en HUMUS vivant ...

ne serait-ce pas cela, la réelle « Mort Écologique vraiment soutenable »?

sachez que seule la capacité épuratoire, d'un tas de compost bien géré,
permet de garantir un "retour à la Terre", sans danger et sans "ardoises", pour les Générations Futu
res

Quand on voit le succès grandissant de la crémation, il me semble urgentissime de conscientiser nos contemporains à son bilan désastreux au niveau environnemental.... Passer dans un four à 1000° C pendant une heure et demie, ce n’est pas un progrès et pourtant, (faute de mieux ?) c'est le choix que font aujourd’hui 52 % des Namurois...

Crémation et environnement

Les crématoriums sont souvent présentés comme des solutions écologiques en ce sens qu'ils permettent d'économiser de la place, et limiteraient les problèmes de pathogènes, ou de contamination de nappes ou d'occupation de l'espace… Ces arguments sont recevables, mais le crématisme pose encore quelques problèmes importants :

la crémation consomme des quantités importantes de carburant (gaz naturel, fuel, ou bois dans les pays où le bois est utilisé), ce qui contribue à une production de gaz carbonique ainsi que d'autres gaz et particules qui vont polluer l'atmosphère malgré les filtres ... (Bien pire, en tous cas, que le méthane issu de la décomposition naturelle des corps, lors de l'inhumation)

certains cercueils peuvent être traités avec des produits toxiques (vernis, teintures, peintures biocides, plomb…). Qu'advient-il de ces toxiques lorsqu'ils brûlent ?.

Promession, aquamation ou encore résomation. Ces noms un brin mystiques désignent de nouvelles pratiques funéraires qui se développent dans le monde. Alternative à la crémation, l’aquamation ou résomation, est pratiquée en Grande-Bretagne. Cette technique permet de dissoudre le corps en le plongeant dans une eau alcaline à 150ºC. La promession, pratiquée en Suède, consiste à congeler le corps grâce à de l’azote liquide, pour le rendre friable. Placé sur une table vibrante, il est ensuite réduit en poudre, débarrassé des éventuels résidus métalliques, avant d’être placé dans une urne biodégradable qui peut être incinérée ou enterrée.

....Semblent être révélatrices que de nombreuses personnes, malgré les traditions, sont en recherche de nouvelles pistes pour alléger, tant bien que mal, leur ultime bilan carbone

Après validation par les services compétents, la Wallonie se placerait, indubitablement, à la pointe d'un réel progrès en ce domaine important, s'il en est.

Elle contribuerait à faire connaître cette nouvelle alternative et pourrait même, fort vraisemblablement, exporter cette technologie prometteuse d'avenir... !

Qu'en pensez-vous ?

Puis-je compter sur votre soutien ?

Francis Busigny

Ingénieur Conseil en Valorisation Soutenable 
des Eaux Pluviales et Résiduaires ainsi que des Déchets Biodégradables

0496/58 67 55
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