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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 21:16

Une expérience faite au Congo dans la ville de Lubumbashi, au début des années 1990, est un exemple d'application simultanée de deux concepts sur l'assainissement. Elle nous a été relatée par un prêtre congolais résidant en Belgique. A notre connaissance, elle n’a jamais été publiée. Nous n’avons pu par nous-mêmes vérifier ni les détails, ni l’étendue de cette action. La description qui suit est donc simplement une indication susceptible de nous éclairer.

Grâce à une aide internationale, les égouts – datant de l’époque coloniale – ont été remplacés et étendus à toute la ville (environ 600.000 habitants). C’est vers la fin des travaux qu’on s’est aperçu que, soit pour cause de sous-évaluation des coûts, soit pour une autre raison, il n’y avait pas assez d’argent pour équiper d’égouts un des quartiers de la ville, le quartier dit «Tabazaïre» (aujourd’hui dénommé «Tabacongo»). Donc, ce quartier de 40.000 habitants est resté «dit insalubre».

Les pères salésiens de Don Bosco dont la Mission était près de ce quartier ont alors pris les choses en mains. Ils avaient connaissance des travaux de Joseph Országh sur les toilettes à litière biomaîtrisée (TLB).

Dans un premier temps, ils ont organisé une campagne d’information auprès de la population concernée, sur les dangers sanitaires que représentent l’écoulement des eaux issues des W.-C. et des latrines à travers les rues. Pendant cette campagne, le public était invité à voir et essayer à la Mission les TLB installées. Le but était de montrer que :

  • ces toilettes pouvaient être placées à l'intérieur des habitations;
  • correctement gérées, elles ne sentaient pas mauvais;
  • leur gestion n'était pas compliquée.

L'étape suivante était le placement gratuit de ces toilettes auprès de quelques dizaines de familles volontaires, pour les tester dans des conditions réelles. C’était l’occasion de finaliser les plans pour la fabrication en série de ces toilettes dans les ateliers-école de la Mission. Il s’agissait de toilettes prévues pour familles nombreuses, avec un réservoir de 50 litres. Les réservoirs ont été offerts par la société minière Gécamines installée près de la ville. En fait, il s’agissait de fûts en plastique, de récupération, munis de couvercles étanches ayant servi pour la livraison de produits chimiques utilisés dans l’usine.

Parallèlement, des pères missionnaires suivaient de près l’expérience des familles ayant reçu une TLB. Grâce à ce suivi, ils pouvaient affiner l’information à diffuser lors de la seconde campagne en faveur du placement de ces toilettes. Un des arguments pour encourager à remplacer le W-C par la TLB était la réduction de la facture d’eau.

La campagne d’assainissement «alternatif», sans viser ce but, a fini par créer beaucoup d’emplois valorisants. En effet, la fabrication en série des toilettes a mobilisé de la main d’œuvre à l’atelier. Pour la fourniture de ces toilettes, on a demandé aux intéressés une contribution financière. L’extension de l’aire de compostage et celle de la superficie du terrain de maraîchage près de la Mission a aussi mobilisé de la main d’œuvre locale.

Une bonne partie des familles a ainsi abandonné son W-C au profit de la nouvelle toilette. Grâce à l’aide (presque) bénévole des jeunes du quartier, des milliers de TLB ont été installées. Une partie à l’intérieur des maisons, mais beaucoup ont finalement été installées dans une cabane située au jardin familial. Il semblerait que les quelques familles de Musulmans auraient placé, près de leur TLB, dans la cabane, un petit bassin rempli d’eau pour les ablutions rituelles.

Encouragés par les infirmières du dispensaire médical du quartier, même quelques familles chrétiennes s’en sont inspirées pour améliorer l’hygiène. Un bassin lave-main a ainsi été placé près de la toilette, avec un arrosoir (sans pommeau) rempli d’eau, placé sur un tabouret en hauteur. Le dispositif servait à remplir le bassin pour se laver les mains.

Il a donc fallu organiser la fabrication et la fourniture de la litière. Celle-ci a été fabriquée à la Mission en utilisant comme matière première : des hautes herbes coupées et hachées, de la sciure et des copeaux de l’atelier de menuiserie, mais aussi des cartons d’emballage (rapportés par des gamins du quartier, contre un «salaire» modeste) récupérés de la décharge publique et déchiquetés. Même des industriels locaux ont contribué à la fabrication de la litière, en fournissant de déchets de noix de coco et ceux issus du nettoyage des grains de coton (pour faire de l’huile). Il a fallu fournir en moyenne un sac de 50 litres de litière par semaine à chaque famille.

Le ramassage des fûts remplis de fumier humain était assuré par des équipes de jeunes qui, au départ de la Mission, poussaient des charrettes à deux roues chargées de sacs de litière et de fûts vides et propres. Ils revenaient sur l’aire de compostage avec un chargement de fûts remplis et de sacs à litière vide.

On ramassait une grande quantité de fumier humain dont le compostage mobilisait aussi de la main d’œuvre. Avant le compostage, aux effluents des toilettes, on ajoutait encore de déchets agricoles et ceux venant du maraîchage. Outre la fertilisation du jardin de maraîchage de la Mission, on vendait du compost aux autres familles vivant de la production vivrière pour le marché local. Les légumes produits sur place et vendus dans le commerce, ont fini par couvrir une bonne partie des besoins de la ville. L’argent récolté par la vente du compost et des légumes servait à rémunérer les équipes de ramassage des effluents des TLB et ceux qui travaillaient au centre de compostage et de préparation de la litière.

Le quartier Tabazaïre n’a donc pas eu d’égouts. Afin de canaliser un tant soit peu les eaux de ruissellement dans lesquelles des eaux-vannes n’arrivaient plus (ou très peu, grâce aux TLB), on mobilisait les jeunes du quartier pour réparer et aménager les caniveaux déjà existants dans les rues. En saison sèche, les familles ont été encouragées à utiliser les eaux savonneuses du ménage pour irriguer les plantes du jardin. Sur presque toute leur longueur, les caniveaux étaient à sec ; ils ne fonctionnaient qu’en saison de pluies. Ainsi, les eaux de précipitations mélangées avec les eaux savonneuses étaient conduites hors du quartier. Les caniveaux ont vite été colonisés par une végétation dense qui était même un élément filtrant et décoratif, dans un quartier où il n’y avait même pas de trottoirs, de routes hors poussière et boue. On a relevé le fait que l’eau drainée sortant hors du quartier était déjà claire. On n’en a jamais fait l’analyse. C’est dommage, car en l’absence quasi totale d’eaux-vannes, ces eaux ne devaient pas contenir trop de pollution, ni par les nitrates ni par des phosphates. Il aurait aussi été intéressant d’analyser cette eau au point de vue bactérien.

Pendant les trois années qui ont suivi l’installation de ce système, deux épidémies de choléra ont traversé la ville de Lubumbashi, faisant de nombreuses victimes, surtout auprès des enfants.

Les experts de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) présents, ont remarqué que le quartier Tabazaïre était relativement bien épargné des épidémies en dépit de son caractère qualifié « d’insalubre » à cause de l’absence d’égouts. Ils n’y comprenaient rien. Pourtant, le fait est facile à comprendre. En région tropicale, il n’y a pas d’égout urbain capable d’avaler intégralement les averses diluviennes qui peuvent s’abattre à certains jours sur la ville en saison de pluies. Pendant des heures les égouts débordent, déversent leurs eaux (fécales) à la rue où les enfants jouent. Au quartier Tabazaïre, aux mêmes moments, l’eau coulait aussi dans les caniveaux, parfois débordait même sur la rue, mais quasiment sans eaux-vannes. Lorsqu’on utilise les TLB, on n'en produit pas. Les déjections humaines se trouvent dans les réservoirs des TLB en attendant leur évacuation vers l’aire de compostage.

Le calcul économique, pourtant primordial, n'a jamais été fait pour un tel assainissement. On peut cependant avancer des estimations.

Une TLB , même en version décorative et luxueuse, ne coûte pas plus cher qu’une cuvette de W-C munie d’une chasse d’eau. Seulement, pour la première, il ne faut pas d'eau courante, de tuyau d’évacuation, ni d’égout, ni de station d’épuration...

L'argent épargné grâce au non placement de ces équipements coûteux peut servir à aménager des trottoirs hors boue et poussière, et même une piste cyclable. Les enfants iraient à l’école avec leur roller, planche à roulette ou vélo (vous avez dit : mobilité urbaine durable ?).

Pour récolter les eaux de ruissellement, il est moins cher de placer des caniveaux stabilisés (N.B. la photo présentée n'a pas été prise à Lubumbashi) avec des éléments de béton ajourés, que des égouts. Ces caniveaux ne doivent pas être étanches. Au contraire, ils doivent disperser les eaux (parfois savonneuses) dans le sol. On peut même les couvrir avec des plaques de béton ajourées.

Les eaux récoltées peuvent être conduites dans une zone humide hors de la ville. En l’absence d’eaux-vannes les eaux, même savonneuses, sous l’effet de la lumière du jour et de l’air, clarifient spontanément. Les eaux grises d’un quartier périurbain peuvent ainsi être épurées à bon compte avant d’être déversées dans la rivière la plus proche.

Les résidus de médicaments contenus dans les déjections, sont pratiquement décomposés par le compostage. La pollution des eaux par les habitations disparaît tout simplement, sans investissements importants.

Les philosophies d’approche – ECOSAN vs. SAINECO

Sans que ses adeptes s'en rendent compte, ECOSAN relève d'une philosophie anthropocentrique où l'homme, «dominant la nature» est au centre de l'univers et des préoccupations. L'assainissement est avant tout au service du confort mental et intellectuel de l'homme. Le plus important est la «sauvegarde de la santé» de l'homme en tant que personne. Lorsqu'on applique ECOSAN, la santé des écosystèmes qui font vivre l'homme et tous les autres être vivants, vient seulement après... bien après.

Ce n'est pas une thèse intellectuelle, mais un fait tangible. L'agriculture chimique avec ses engrais de synthèse, ses pesticides, et son mépris pour la vie du sol est une des plus belle manifestations de cette philosophie. Il y en a beaucoup d'autres, bien connues du public... Ce n'est un secret pour personne que l'homme a déjà détruit une grande partie de la biosphère, mais il est aussi en train de faire disparaître des milliers d'espèces vivants. Le discours officiel sur la «biodiversité» reste creux et sans effets tangibles, tant qu'on s'entête à s'inspirer de la philosophie anthropocentrique. Ce qui est plus inquiétant, est l'importance qu'on accorde à l'économie ou plus exactement à l'argent, d'où la préoccupation économique prioritaire des démarches comme celles de «Blue Economy». Ce n'est pas un hasard qu'un tel concept ait tant de succès. Si la démarche en question permet aussi de ménager un peu l'environnement, tant mieux, car cela donne bonne conscience, mais le plus important est la rentabilité économique qui doit passer avant tout.

Le confort offert par les W.-C., les toilettes à séparation, les égouts et les conduits d'eau potable doit satisfaire le mental de l'homme avec ses traditions, ses croyances et sa capacité «d'acceptation sociale» (Cf. définition de SuSanA).

Dans l'approche de SAINECO l'homme fait tout simplement partie de la biosphère, au même titre que toutes les espèces qui vivent sur notre planète. La gorille, l'hippopotame, le crocodile, la panda, l'éléphant, le tigre, les baleines, les abeilles, et même les soi-disant «nuisibles» et tous les autres êtres vivants ont droit à un espace vital pour couvrir leurs besoins et assurer leur bien-être. Certains appellent cette approche de «l'hypothèse Gaïa ou biogéochimique». Moi, personnellement je l'appellerais tout simplement biocentrique, car c'est l'ensemble des êtres vivants, la vie (bios) qui y est au centre des préoccupations.

Dès lors, on comprend que le but premier de SAINECO n'est plus «la sauvegarde de la santé de l'homme», mais celle de toute la biosphère. Dans une biosphère saine, l'homme l'est aussi par la force des choses. La réparation des dégâts faits par l'approche anthropocentrique passe par l'abandon du système de tout à l'égout (le fleuron de cette approche), et du principe même de l'épuration (y compris avec les plantes!). Parallèlement, il faut restaurer la liaison entre le traitement des eaux usées et la production alimentaire mondiale. Pour l'humanité et pour la planète, il n'y a pas d'autre chemin vers un monde viable et durable.

L'idée de base de l’assainissement durable – ou SAINECO

L'idée-force de SAINECO est l'intégration des interdépendances entre la gestion de l'eau, celle de la biomasse animale et végétale et leurs influences sur les changements climatiques. Grâce à la reconnaissance de ces interdépendances, on peut, dès à présent, proposer un programme mondial pour sortir l'humanité, en moins de 50 ans, de ses problèmes alimentaires et de ses problèmes d'eau, par la régénération des écosystèmes dégradés. Ce programme (beaucoup moins onéreux que les propositions actuelles pour résoudre uniquement les problèmes d’assainissement des villes dans le monde), aurait des impacts susceptibles de ralentir les changements climatiques, voire les arrêter (avec une démarche parallèle de réduction de la consommation d'énergie).

publié le 11 janvier 2013 par

Joseph Országh, Francis Busigny, Jean Dalennes

sur http://www.eautarcie.org/02a.html

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 12:00

Vous n'imaginez pas tout ce qui va se passer dans votre vie dès que vous aurez décidé:

-de ne plus souiller de l'eau avec vos déjections et

-de composter le contenu de vos toilettes sèches à litière biomaîtrisée avec tous vos autres déchets ménagers biodégrables dans un coin de votre jardin....!

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Cela vous permettra de cultiver ,vous même, vos fruits , fleurs et légumes de toute première qualité (plein de vitalité) sans rien devoir acheter, ni engrais chimiques, ni pesticides  grâce à la Permaculture d'anciennes  variétés rustiques plutôt que devoir tondre la pelouse....!

En fait, cela va vous aider à vous reconnecter à l'Essentiel, le gros Bon Sens, l' Instinct de Survie que l'on n'aurait jamais dû perdre si on ne s'était pas laissé manipuler par les multinationales qui ont profité de notre paresse naturelle et de notre crédulité

Attention vous n'allez plus voir les choses de la même façon....!

Ci-dessous, un petit tableau, loin d'être exhaustif, pour vous donner une idée de ce que, réellement, vous allez épargner....

Mais, ce qui est encore bien plus important,

vous allez vous "réapproprier votre Vie" !!

Près de 2.500 €uros  par an (voire plus de 4.500 ...!), c'est pas des cacahuettes.....c'est même de belles vacances pour votre famille, non ???

tout cela pour un investissement dérisoire...


qui vous donnera une plus-value notoire pendant toute la durée de vie de votre maison
il n'y a qu'à vous donner la peine de comprendre tous les enjeux de cette démarche qui représente, sans le moindre doute, le sommet en matière d'écologie réelle et de protection de l'environnement

Les Générations Futures vous en sont, dès à présent, infiniment reconnaissantes

e-conomies-et-cout-des-TLB-copie-1.jpg

economies-et-cout-Pluvalor-et-Traiselect-copie-2.jpg

voir aussi la vidéo dans :

http://bonne-eau-bonne-terre.over-blog.com/article-la-toilette-seche-a-litiere-biomaitrisee-video-par-joseph-orszagh-104636520.html

en moins de 5 minutes, vous avez tout compris !

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 16:14

Bonjour à tous les adeptes, actuels et futurs, de la toilette sèche....

 

Prenez 4 minutes pour écouter cette bande de rappeurs de Bruxelles

et puis, si vous avez le temps,

vous pouvez lire les paroles mais après,

d'abord, le "choc des mots et des photos" !

Une nouvelle ère s'ouvre pour la TLB devenue maintenant TSP ...

A diffuser sans limite ...

Quelques beaux passages, dans ce texte, qui méritent réflexion.... !

 

très plaisant à écouter, en tous cas 

A voir absolument !! 

 

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=GTuoo1X0YfY#!

 

 

 

 

 

PANG feat. MonkeyMix - Les potes à Jé

de PangyPang

 

(Lyrics)

Pour BX - BRUXELLES
Pour BX - BRUXELLES

Ici c'est chacun sa parcelle, on ramasse l'oseille 
Alors retiens ce conseil, ici t'es pas à Marseille

BXL - Ouais c'est Bruxelles
BXL - Ouais c'est Bruxelles

Avec nos potes agés on inonde les marchés
Viens accompagné car on va te faire planter

On te plante des choux, est-ce que ça te dit?
Joe, fais pas le mou, ou ce sera les radis

Dans mon hood on pratique la permaculture : 
Une tech de ouf inspirée de la nature

Insulte pas la Terre, Mec c'est ma mère
Observe la bien, jamais plus t'auras faim

La paille et la forêt ont été mises dans le coup
Les fourmis et les abeilles ont toutes rejoint notre crew

La seule limite à ta production
Mec non c'est pas le site c'est ton imagination

Fais donc les liens, les interconnections 
Et tu verras tout vient, et cela à profusion

Pas de pesticides ni engrais chimiques, non
Pas de tracteur ici on a des bourriques

Si tu fais ta bête et ton petit marrant
Ici tu pousses des bettes et des potimarons YO

C'est quoi notre quartier ? C'est le potager
Qu'est ce qui fait kiffer ? Être à walpé
Chacun sa carotte et chacun son poireau
Personne qui poireaute, personne qui reste sur le carreau

C'est quoi notre quartier ? C'est le potager
Qu'est ce qui fait kiffer ? Être à walpé
Tout le monde son cochon et tout le monde son poney
Et même sans un rond personne qui reste sur le côté

TSP, mais ça c'est quoi ? Mais boy je sais pas j'ai jamais entendu parler de ça
TSP, mais ça c'est quoi ? Attends je vais t'expliquer le mode d'emploi

TSP c'est le Toilette Sèche Powa, 
On chie plus dans l'eau potable mais dans la sciure de bois
TSP c'est le Toilette Sèche Powa, 
On a fait le choix de plus gaspiller d'aqua
Étape 1, t'arrêtes les couches et tu passes au pot
Étape 2, tu montes sur le trône, c déjà bien haut
Étape 3, tu t'essuies tout seul tu tires la chasse d'eau
Étape 4, t’arrêtes la chasse et t'adoptes le seau

Le caca dans l'eau c'est fini
Le plouf! c'est fini
Les fesses mouillées c'est fini
Les Africains aiment ça aussi 
En Asie, on l'a choisi 
Au Maroc tout le monde dit oui
A la campagne ou à Paris tout le monde l'apprécie

Si t'es dans ce ca ca ca ca ca
Alors rejoins le toilette sèche powa

C'est quoi notre quartier ? C'est le potager
Qu'est ce qui fait kiffer ? Être à walpé
Chacun sa carotte et chacun son poireau
Personne qui poireaute, personne qui reste sur le carreau

C'est quoi notre quartier ? C'est le potager
Qu'est ce qui fait kiffer ? Être à walpé
Tout le monde son cochon et tout le monde son poney
Et même sans un rond personne qui reste sur le côté

Et Yo Pang dans ta gueule, oui on s'est recyclé
Nous, on mixe du tilleul et on bombe dans les prés

Je représente mon verger que j'ai gagné au tiercé
Trop cool pour rien branler, mais j'étais affamé 
Alors j'ai eu l'idée d'apprendre à labourer
D'planter mes poils de carotte et d'en récolter du blé

Pour des raisons alimentaires, je cultive la Terre
Me shoot au nucléaire, Mec j'connais les affaires

Big up aux fruits, aux légumes, aux graines, aux pistilles
Maintenant je plante des agrumes comme les dunks de Shaquille

Dimanche j'pimpe mon tracteur en mode gangster, 
La sketca à l'envers pour renifler la Terre

Pang dans ta gueule tu nous a reconnu
Les fermiers sont à genoux et les vaches dévêtues 

J'en place une pour mon crew les pesticides sauvages
On rajoute du goût fais passer le message...

C'est quoi notre quartier ? C'est le potager
Qu'est ce qui fait kiffer ? Être à walpé
Chacun sa carotte et chacun son poireau
Personne qui poireaute, personne qui reste sur le carreau

C'est quoi notre quartier ? C'est le potager
Qu'est ce qui fait kiffer ? Être à walpé
Tout le monde son cochon et tout le monde son poney
Et même sans un rond personne qui reste sur le côté

 

Contact: PangyPangBXL@gmail.com

 

A diffuser sans limite ... !!

 

 

 


 

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 13:30

en moins de 5 minutes, voici tout qu'il faut savoir pour une première approche

Télécharger la version imprimable (5 Mo).

vous trouverez d'autres textes et photos en cliquant sur la rubrique Toilettes sèches à litières biomaîtrisée de ce blog

et toutes les réponses à vos questions légitimes sur le site www.eautarcie.org

L'EAUTARCIE est plus qu'une simple option technique: c'est un grand pas vers l'autonomie de la pensée. C'est une sorte de prise de position politique pour quitter la société de consommation, du «tout-à-la-poubelle» et son pendant logique du «tout-à-l'égout». C'est la sortie de la société du «prêt à jeter» et de l'irresponsabilité institutionnalisée.

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 20:40

 

Journée Mondiale des Toilettes : flushtracker.com pour suivre à la trace les eaux usées de vos toilettes



Ce 19 novembre, c’est la 10ème journée mondiale des toilettes. A cette occasion, un site internet propose de suivre à la trace les eaux usées une fois la chasse d'eau tirée.



flushtracker.com suivre à la trace les eaux usées
flushtracker.com suivre à la trace les eaux usées
L’Organisation mondiale des toilettes veut faire "prendre conscience que près de 40% de la population mondiale, soit plus de 2,6 milliards de personnes, n'ont pas accès à des toilettes propres et saines".


Domestos, une marque de nettoyants WC est le promoteur du site flushtracker.com sur lequel, en indiquant son adresse mail, le lieu où on a récemment tiré la chasse sur le site flushtracker.com, on peut "suivre sa trace et recevoir des informations sur son parcours".


Ce site a déjà été lancé en 2010 au Royaume-Uni, en Irlande, Pologne et Afrique du Sud. L'ONG World Toilet Organization, à travers cette journée du 19 novembre, souhaite mettre l’accent sur le fait que "Chaque jour, plus de la moitié des lits d'hôpitaux d'Afrique subsaharienne sont occupés par des patients souffrant de maladies liées à ce manque d'hygiène sanitaire".


je vous livre copie du commentaire que j'ai laissé sur ce site

 

je trouve cela complètement aberrant !!!!
nos déjections comme celles de tous les animaux vivant sur la Terre proviennent de l'alimentation que nous fournit les couches fertiles de la Terre
Pour que celles-ci puissent continuer "naturellement" à nous nourrir sainement, il est impératif que nous arrêtons de tirer la chasse parce que l'on souille, de façon irrémédiable, l'Eau (aucune station d'épuration n'est, réellement, capable de remettre les compteurs à zéro !) et pire ces déchets de l'alimentation sont irrémédiablement perdus !

Ils sont pourtant indispensables pour fertiliser gratuitement la Terre sans avoir recours aux engrais, ni autres pesticides qui proviennent du pétrole (qui vont donc devenir, eux aussi, de + en + coûteux) et ils tuent la vie microbienne des couches fertiles de la Terre !


La solution existe : les toilettes sèches à litière biomaîtrisée qui compostent nos déjections avec nos autres déchets biodégradables pour les rendre aux couches fertiles de la Terre
C'est probablement l'acte le plus profitable pour la protection réelle de notre Environnement afin qu'il y ait un Avenir pour les Générations Futures !
Et cela ne demande guère d'investissement et directement, on réalise une économie de 30 % sur notre facture d'eau et on reçoit un amendement de toute première qualité pour faire pousser des plantes saines véritables puits de Carbone capables d'absorber nos excédents de CO 2

 

Il n'a juste qu'à prendre le temps de vous informer pour vous aider à prendre conscience de l'aberration du système que les multinationales ont mis en place pour nous presser comme des citrons .... bienvenue au club !

     

En tout état de cause, car, avec plus de 7 milliards d'ëtres humains sur Terre, le problème devient chaque jour plus crucial ...

 

devons-nous laisser les quelque 2.4 milliards, qui ne tirent pas encore la chasse, basculer allègrement vers ce summun de l'absurdité et de l'inconscience écologique ?

 

 

 

Ne pensez-vous pas que ce type assainissement collectif soit plus soutenable :

 

http://bonne-eau-bonne-terre.over-blog.com/article-la-fin-du-tout-a-l-egout-79412920.html ?

 

 

 

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17 janvier 2009 6 17 /01 /janvier /2009 14:33
 

Voici quelques interventions en provenance de Aquaforum

1)Notre bateau sera autonome, économique, confortable et "propre".

l'eau c'est réglé, ce sera ultrafiltration pour l'eau sanitaire et une petite unité osmose inverse ou de filtre microcéramique (surtout si on récupére l'eau de pluie) pour la potabilisation.

ET les "eaux noires", c'est réglé aussi. Ce sera des toilettes dites "sèches".
J'ai longtemps calé sur le fait qu'il faille mettre les résidus au compostage, opération qui me semblait bien difficile sur un bateau (ou un appartement).
Jusqu'a ce que je découvre les bacs à compost avec lombrics, qui peuvent être mis en intérieur ou sur un pont de bateau fluvial.

La petite corvée du vidage des seaux à "matière" est plus aisée et moins désagréable si l'on place des sac "compostables" au fond du seau.

le procédé est si bien adapté à nos bateaux fluviaux, tellement plus intéressant car ne demandant ni eau, ni pompe, ni passe coque, ni plomberie et ne tombant jamais en panne, que je me demande à quoi peut bien servir une cuve à eaux noires et pourquoi ce système n'est pas installé partout. ET C'EST LE SEUL PROCEDE QUI SOIT ABSOLUMENT NATUREL ET ECOLOGIQUE.

Et installable partout !

Il ne me reste plus qu'à trouver une solution élégante pour les eaux grises :

il me semble qu'il suffit d'avoir dans le réservoir de stockage une pompe vide-caves suffisamant puissante (munie d'un tuyau assez long) pour les rejeter sur la terre pour utiliser l'extraordinaire pouvoir épurateur de l'humus des sols

2)Salut cela fait maintenant un mois que nous utilisons les toilettes sèches sur le bateau ,nous en avons deux identiques à ce modèle ;


3)Bravo bravo
Nous nous en sommes tres satisfaits et fiers
Aucune odeur ,absolument aucune,j'utilise des sacs Alfapac compstables 30l 100% biodégradables (Chez leclerc )et une ou deux fois par semaine je les emmene au compostage de la déchetterie
(Si pas d'aire de compostage ,poubelles normales ,cela est légal,la commune ,elle devrait légalement avoir une telle aire)
Incroyable l'economie d'eau
Et fini le "plouf" au fond dela cuvette qui remonte et vous mouille le c...ul
Et fini les eaux noires

http://bonne-eau-bonne-terre.over-blog.com/article-la-toilette-seche-a-litiere-biomaitrisee-video-par-joseph-orszagh-104636520.html

4)Autre avantage des toilettes à litière bio-maîtrisée:


éliminer automatiquement certains " étroits d'esprit ou faible du bulbe " qui pourraient être amener a monter a bord de mon bateau








5)Intrinsèquement, peu importe que l'on tire la chasse avec de l'eau de ville potable, l'eau de pluie, ou de l'eau déjà souillée d'un fleuve...

le gâchis revient au même puisqu'aucune technique ne parvient à "effacer" cette pollution

la qualité de l'eau se dégrade de plus en plus ce qui pourrait déjà nous être fatal ...!

mais, de plus, ce qui est vital pour l'Avenir des Générations Futures, c'est de rendre à la Terre, dans les meilleures conditions possibles (et c'est incontestablement un bon tas de compost ou la lombriculture qui conviennent le mieux), tous les déchets de notre alimentaion (y compris nos déjections) pour que les couches fertiles puissent continuer à produire les aliments pour continuer à produire les fruits et les légumes les plus sains afin de nourrir correctement l'humanité



http://bonne-eau-bonne-terre.over-blog.com/article-14931974.html

6) si les bateliers sont capables d'adapter les TLB aux bateaux, il ne subsiste plus d'obstacles à l'adoption de cette bonne habitude dans toutes les habitations y compris dans les appartements 

7)Terence Hill la raconte dans un western, mon nom est personne, je crois bien

 

"un petit oiseau tombe du nid dans la neige. Il a tellement froid qu'il se met à piailler. Passe un homme qui entendant ses cris, le ramasse et dit "pauvre petit oiseau tombé du nid, tu dois avoir bien froid" et il le dépose sur une grosse bouse de vache bien chaude. Petit oiseau est tout content d'avoir chaud, mais au bout d'un moment se sent mal à l'aise dans la merde et se remet à piailler. Passe alors un renard, qui entendant ses cris, ramasse petit oiseau, le console, le nettoie et ... le mange.

Cette histoire a 3 morales :
- celui qui te met dans la merde ne te veut pas toujours du mal
- celui qui te tire de la merde ne te veut pas toujours du bien,
et enfin
- quand on est dans la merde, mieux vaut se taire. 

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22 août 2008 5 22 /08 /août /2008 09:41

 

Nos WC, gros consommateurs d’eau, pourraient bientôt devenir écolo. La preuve avec les toilettes sèches.



Pipi, caca, c’est tabou, même si ça fait rire... Les pratiques à travers le monde sont très différentes, de ceux qui s’accroupissent à ceux qui s’assoient juste et ne veulent même plus y mettre les mains à base de jet auto-nettoyant. Pour nous européens, les toilettes, ça reste sale. On comprend alors mieux que le sujet des toilettes sèches soit encore aujourd’hui un domaine sur lequel les gens restent dubitatifs !

Et bien Neomansland met aujourd’hui les deux pieds dedans pour vous expliquer pourquoi c’est mieux de les utiliser.

 


Point n°1 : l’eau

Une chasse d’eau, c’est 10 à 12 litres d’eau "potabilisée" qui sont gaspillés pour diluer nos excréments (pour être poli). Certains mettent une double chasse, d’autres une bouteille ou une brique pour en économiser partiellement, mais au final, pour une commune de 3000 habitants, c’est 150 000 litres d’eau par jour pour nos besoins pressants. A la sortie, les boues de stations d’épuration sont saturées, et on retrouve des molécules actives type médicaments dans les océans...

Point n°2 : les odeurs

Voilà une idée reçue sur les toilettes sèches... Car en effet, c’est le mélange exclusif urine + excrément qui crée l’oxyde d’ammoniaque qui nous dégoute, alors que dans les toilettes sèches, on trouve des copeaux qui absorbent le tout et favorise leur dégradation pas les bactéries naturellement présentes.
J’en veut pour meilleure preuve les toilettes cabines bleues que l’on trouve encore sur la majorité des festivals. Etant un mec, et sentant l’odeur 10 mètres à la ronde, on peut toujours aller se trouver un copain arbre, mais imaginez le sort des pauvres filles obligées de s’enfermer dans ces caissons répugnants.
Dans le cas des toilettes sèches, il y a des copeaux de bois, et qui en plus parfois sentent bon. On a donc une sorte de litière et le bois retient l’humidité et l’air, permettant à la fermentation de se faire "aérobie", donc avec carrément moins d’odeurs nauséabondes comparé à des fosses sceptiques.

Point n°3 : ça fait un des meilleurs engrais

Nos sols meurent et deviennent de plus en plus pauvres suite aux pratiques de l’agriculture moderne . Plus d’engrais, ou de pesticides, c’est au final moins de biodiversité et une perte de l’humus qui fait la richesse du plancher des vaches. Les toilettes sèches, grâce aux bactéries aérobies vont se développer et chauffer le compost jusqu’à 70°C. Aucune station d’épuration ni même fosse sceptique ne peut fournir un traitement aussi efficace. C’est littéralement une "pasteurisation", avec dégradation de tous les germes pathogènes. L’azote, très présent dans les excréments est ainsi équilibré par le carbone des copeaux de bois, et on obtient en quelques mois un engrais équilibré que les Monsanto&Cie rêveraient de vous vendre s’ils le pouvaient.



Voilà, alors, c’est vrai que l’on a du mal à imaginer ce type de toilettes en ville dans des R+4 ("Chérie, tu descend le compost ?), mais pour ceux qui construisent sur leur petit bout de terrain, ou encore plus sur tous types d’évènement, la pratique va tendre à se développer. Alors à ceux qui n’ont jamais essayé, le jour où vous tomberez dessus, au moment de plonger la pelle dans le bac à sciure, pensez que votre geste est bien plus rationnel que celui de tirer une chasse, avec qui plus est les odeurs en moins...


Voir aussi
Wikipedia
Monter ses toilettes sèches soi-même
"Eco-toilettes", du "clé en main" pour les évènements

http://bonne-eau-bonne-terre.over-blog.com/article-la-toilette-seche-a-litiere-biomaitrisee-video-par-joseph-orszagh-104636520.html

Par dim www.neomansland.org

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13 mars 2008 4 13 /03 /mars /2008 17:50

LE SOIR-IMMO DU 14 FÉVRIER 2008

Mis en ligne:mardi 26 février 2008

Prochaines(s) activité(s) en rapport avec un thème de cet article (eau (épuration)): Journée de l’eau

Signe d’une évolution des mentalités, le quotidien grand public Le Soir a publié un article consacré à la toilette sèche. Il expose de manière concise les problèmes écologiques liés à la chasse d’eau traditionnelle, et les différentes solutions de toilettes sèches, dont celle préconisée par les Amis de la Terre.

(article publié avec l’aimable autorisation du Soir)

Les W-C ne sont pas seulement les plus gros dévoreurs d’eau de la maison, ils rejettent également des déjections qui s’en vont polluer les rivières alors qu’elles pourraient fertiliser les sols. La toilette « sèche » se veut une alternative à ce non-sens écologique.

À lui seul, un W-C standard à réservoir de 9 litres cannibalise 1/3 de notre consommation d’eau, soit environ 40 litres par jour et par personne. À chaque fois que nous tirons la chasse, nous gaspillons 10 à 12 litres d’eau rendue potable à grands frais... Certes, de nombreux W-C sont aujourd’hui pourvus d’une chasse d’eau économique à double commande. On trouve aussi le « stop eau » qui permet de réduire la consommation d’eau des W-C puisque la quantité d’eau libérée par la chasse dépend du temps de pression exercé sur le bouton de la chasse d’eau.

Mais d’une manière générale les chasses d’eau posent problèmes : outre le gaspillage d’eau, elles sont également responsables du rejet de matières organiques dans la nature, ce qui explique en partie le fort taux de nitrates dans l’eau de ville. Or, ces mêmes déjections humaines pourraient servir à fertiliser les sols sous forme d’un compost naturellement riche en azote et en phosphore.

C’est le principe des toilettes sèches. Schématiquement, il s’agit d’une cuvette spéciale où les excréments sont mis à composter. À chaque utilisation, on ajoute dans le système des matériaux riches en carbone (de la sciure, des copeaux de bois ou de la paille) pour équilibrer la forte concentration en azote des urines et des matières fécales. Ces matériaux absorbent l’humidité et neutralisent les odeurs tout en facilitant l’aération du compost. Une fois par an, le compost (quelques seaux) doit être évacué. Ce système ne consomme presque pas d’eau et ne nécessite pas de raccordement à l’égout.

Même s’il existe différentes solutions, techniques de toilettes sèches, des plus simples aux plus compliquées, le prix d’achat moyen est d’environ 500 € pour un petit modèle et de 1.700 € pour un modèle muni d’un grand réservoir. La consommation d’eau, elle, est de moins de 1 m3 par personne et par an (de petites quantités sont nécessaires pour nettoyer le système), quinze fois moins qu’avec un W-C classique.

Une solution économique

Et à ceux qui fantasment sur la vieille cuvette dans la cabane au fond du jardin, qu’ils se rassurent : il existe un tas de modèles de toilettes sèches facilement aménageables chez des particuliers, notamment des modèles suédois dont le design très moderne n’a rien à envier à nos toilettes à chasse d’eau.

De la même façon, ce type de systèmes n’a pas seulement sa place à la campagne. Nombreux sont les heureux possesseurs d’un jardinet de ville (3 à 4 m2 suffisent) à avoir installé une toilette sèche dans leur maison pour fabriquer leur compost.

L’aspect le plus rebutant, pour ne pas dire rédhibitoire, reste celui des odeurs. Or, si on en croit ceux qui ont fait l’expérience d’en installer, ce système de toilette ne dégage pas d’odeurs si on prend soin de ne pas séparer les selles de l’urine et de bien recouvrir le tas de broyat (copeaux, sciure...).

ADMON WAJNBLUM

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25 décembre 2007 2 25 /12 /décembre /2007 16:16

extrait du cahier n°11 revue bi-mestrielle n°82 février-mars 2004 des Amis de la Terre

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les amis de la terre

 

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10 décembre 2007 1 10 /12 /décembre /2007 22:58
  J'ai longtemps trouvé aberrant le gaspillage d'eau potable réalisé dans nos pays occidentaux par l'utilisation de toilettes à eau. Pour avoir utilisé à plusieurs reprises des toilettes à copeaux de bois, nous avons eu envie de nous lancer en démontant les toilettes à eau de notre habitation et en les remplaçant par des toilettes à litière biomaitrisée.
toilettes sèches toilettes sèches toilettes sèches
AVANT...
...PENDANT...
...APRES
 
1.      Comme litière, utiliser :
-               des déchets végétaux secs : “ broyats ” de branchages, de feuilles, de tiges, des fanes, etc.
-               copeaux et sciure de bois;
-               tous les éléments ci-dessus peuvent être mélangés.
2.      Ce qu’il ne faut pas utiliser comme litière :
-               copeaux et sciure de bois tropicaux exotiques qui peuvent générer de mauvaises odeurs et provoquer des allergies;
-               trop de sciure, source de poussière dans la maison ;
-               uniquement des feuilles sèches broyées qui n’absorbent pas suffisamment l’humidité.
3.      On dépose au départ une couche de quelques centimètres de litière au fond du réservoir de la toilette. Une bonne épaisseur de litière de départ se juge lors de la vidange : une litière trop sèche se composte mal et signe d’excès, une litière dégoulinante est signe d’insuffisance et pollue la terre par infiltration.
4.      Après chaque utilisation, couvrir les selles avec un peu de litière. Tous les papiers des toilettes conviennent et sont jetés dans le réservoir. Cette toilette accepte également les “ tampax ” et même les couches culottes compostables.
5.      En cas de selles particulièrement odorantes, après les avoir couvertes de litière, humidifier légèrement avec un peu d’eau à l’aide d’un petit pulvérisateur pour fleurs.
6.      Ne pas attendre le que réservoir soit trop rempli et lourd pour vidanger dans le carré à compost.
7.      Si la litière est correctement utilisée, lors du vidange, le contenu du réservoir sort sans souiller les parois. Rincer le réservoir avant de remettre en service. Si le réservoir est en plastique, il vaut mieux en avoir deux : l’un étant en service, l’autre est aéré à l’extérieur. Pour enlever les odeurs absorbées par le plastique, on peut y mettre, pendant l’aération, de l’eau contenant un peu d’argile. Cette eau peut servir pendent une ou deux semaines. L’eau savonneuse des nettoyages par terre convient également.
8.      Le carré à compost qui reçoit les effluents de la toilette (un mètre carré par personne) est aménagé dans un coin du jardin à l’abri des regards. On y déposera également tous les déchets du jardin et de la cuisine. Afin d’éviter la multiplication des mouches, après chaque déversement, couvrir avec un peu de déchet de jardin, tonte d’herbe, feuilles mortes, mauvaises herbes arrachées ou de paille.
9.      Au mois de novembre de chaque année, le carré à compost est vidé. Son contenu est entassé pour faire un tas en forme de toit et couvert d’une couche d’au moins 20 cm de paille. Après une année de repos, le compost obtenu est prêt à l’emploi dans le jardin, y compris le potager. 
scire et copeaux de bois pour toilettes sèches

Note importante




au cas où vous auriez des difficultés à trouver la litière idéale, cela ne doit, en aucun cas, être un alibi pour ne pas adopter  les toilettes sèches !!

dans n'importe quel "brico" disposant d'un système de découpe de panneaux de construction, on sera tout heureux de vous fournir autant de sacs de sciures que vous voulez et cela gratuitement!

ce n'est évidement pas l'idéal mais, dans tous les cas, bien meilleur pour l'Environnement que de continuer à utiliser les WC à chasse d'eau pour vous soulager !

En tout état de cause , vous pouvez vous procurer ,dans nombre d'animalerie, de beaux ballots compressés de fins copeaux de bois dépousiérés  (550 l de litière idéale   sous forme compacte , facilement intégrable  tel quel dans le petit coin pour un peu plus de 6 € (25 kg)

http://bonne-eau-bonne-terre.over-blog.com/article-la-toilette-seche-a-litiere-biomaitrisee-video-par-joseph-orszagh-104636520.html
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